PRENDRE MA RETRAITE, JAMAIS !

vendredi 28 mai 2010

L’été étant le meilleur moment pour faire passer les meilleures réformes, le gouvernement s’agite pour nous désinformer avant de nous pondre sa réforme miracle censée garantir à tou-tes une retraite... mais qui va servir, encore une fois, à faire diminuer le montant des pensions et à allonger la durée de cotisation (voire augmenter les cotisations elles-mêmes !) Après tout, ce n’est que la énième réforme depuis la contre-réforme de 2003 qui devait prétendument régler tous les problèmes ! C’est la crise ma pov’dame...

En effet, chaque fois que la question des retraites est agitée, on nous fait croire que sans un sacrifice des salarié-es, le système par répartition va droit dans le mur. Ou on nous suggère de commencer à épargner ( même si c’est pour tout perdre après comme avec Enron). Pour ceux et celles qui ont des boulots pénibles, pas de problème : ils cotiseront mais mourront avant de toucher leur retraite !

Dans le cas des personnels de l’Éducation Nationale, il ne faut pas être naïf : un jour ou l’autre, on voudra nous imposer le même calcul des pensions que pour le privé avec, à la clé, une nette baisse de notre revenu. Ne parlons même pas des trop nombreux personnels précaires, payés au lance-pierre, et qui auront énormément de mal à cotiser suffisamment pour toucher une retraite à taux plein !

À SUD éducation, nous sommes en faveur de la retraite à 60 ans et du calcul le plus favorable aux salarié-es (c’est-à-dire les 37,5 annuités pour le public comme pour le privé) : il ne s’agit pas d’une posture conservatrice, comme voudraient le faire croire celles et ceux qui nous gouvernent. Il s’agit simplement d’assumer le constat que les gains de productivité permettraient de financer les retraites s’ils ne servaient d’abord à accroître les bénéfices des entreprises (et garnir les poches de leurs actionnaires) ; il s’agit de voir que l’espérance de vie en bonne santé en France est de 64 ans pour les femmes et 63 ans pour les hommes (sachant que pour de nombreuses personnes qui ont des emplois pénibles, c’est beaucoup moins). Vous imaginez-vous franchement au travail si vous n’êtes plus capable de monter un escalier ?

Face à cela, les salarié-es doivent rester unis et solidaires : la grève du 27 mai à l’appel de plusieurs syndicats (CGT, CFDT, CNT, FSU, Solidaires, UNSA) ne sera pas suffisante malgré le million de manifestant-es, si elle ne s’inscrit pas dans la durée. Il s’agit de montrer au gouvernement que nous refusons d’être, encore une fois, des moutons qui acceptent de se faire tondre sans réagir ! Il est facile, en ce moment, d’être sceptiques et de dénoncer les grèves à répétition qui ne donnent rien : ne rien faire, c’est déjà avouer notre défaite et ouvrir le champ à de nouvelles contre-réformes. C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à s’unir pour défendre les retraites par la grève reconductible.

Mourir au travail, jamais !


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