Retraite : faut-il vraiment travailler plus longtemps ?

mardi 31 août 2010
par  permanence

La réforme des retraites proposée par le gouvernement pose un certain nombre de problèmes. Ainsi le choix du gouvernement de reculer l’âge de la retraite repose sur le fait que l’espérance de vie augmente :
on vit plus vieux donc il faut travailler plus longtemps. Cependant, travailler plus longtemps risque de faire diminuer notre espérance de vie en bonne santé. Certes il serait proposé de prendre en compte la pénibilité de certains emplois pour atténuer cette mesure. Mais comment l’évaluer ? Pour le gouvernement, la pénibilité est synonyme d’invalidité causée par le travail, or tous les métiers sont pénibles. Ne prendre en compte que la pénibilité physique exclurait toutes les fatigues psychologiques liées à la détérioration des conditions de travail dans un contexte de concurrence exacerbée et de management des personnels déshumanisé.

En outre, le marché du travail a changé ; il semble bien qu’on néglige cette donnée. On entre plus tard dans le monde du travail car la durée des études s’allonge. La précarité frappe nombre de secteurs économiques et elle engendre des salaires plus bas, des périodes de chômage plus fréquentes et des conditions de travail dégradées. On ignore hypocritement la situation de nombreux travailleur/ses âgés qui se retrouvent au chômage avant l’âge légal de la retraite : comment peut-on leur demander de travailler plus longtemps alors que les entreprises n’en veulent plus ? Il devient de plus en plus difficile d’atteindre un niveau de retraite décent et à taux plein.

Qu’en est-il également de la résorption des inégalités hommes/femmes en matière de retraite ? Cette question ne préoccupe guère le gouvernement.

D’autre part, cette réforme laisse toujours largement peser le financement des retraites sur le travail. La répartition des richesses créées reste bien inégalitaire ! Par contre, par un soucis d’équité (?) les fonctionnaires verront leurs cotisations augmenter.
Ce projet de réforme aura pour effet de paupériser les futurs retraité-es, d’augmenter les inégalités, d’user physiquement et psychologiquement les salarié-es. D’autres solutions sont possibles pour préserver la retraite
par répartition sans recul de l’âge de départ à la retraite. Il suffirait de faire participer les actionnaires. Pour mémoire : les dividendes sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % du PIB en 2007.


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