ÉVALUALUONS LES ÉVALUATIONS !

vendredi 28 janvier 2011

En ces temps de mise en concurrence des travailleurs/ses et de casse du service public, l’individualisme porté aux nues démolit tous les liens que les salarié-es tissent afin de rendre le travail moins pénible. Les adultes souffrent d’un monde où le « chacun pour soi » est devenu la seule ligne de conduite reconnue.

La culture de l’évaluation prônée par les grandes entreprises pour mieux contrôler leurs salarié-es tend à s’affirmer dans les rangs de la hiérarchie de l’Éducation Nationale. Les évaluations en CE1 et CM2, telles qu’elles sont élaborées ne permettent en rien de déterminer les difficultés des élèves du fait de la date de passation, du contenu des épreuves, du mode de correction, du risque de mise en concurrence entre les écoles et de la prime proposée pour appâter les enseignant-es.

DES ÉVALUATIONS BIEN MAL CONÇUES

CE1 : ces évaluations arrivent en fin de parcours, ce qui ne contribue pas à mettre en oeuvre un dispositif d’aide.

CM2 : elles « tombent » en janvier mais évaluent toutes les compétences travaillées jusque fin juin, elles pénalisent les classes où les apprentissages sont plus lents.

Pédagogiquement, elles contribuent à la standardisation de nos pratiques, d’autant plus qu’il a été démontré dans des recherches en psychologie que les apprentissages sanctionnés par des tests poussent les enseignant-es à entraîner leurs élèves à savoir « jongler » avec ces tests et non à poursuivre les apprentissages qui permettent aux enfants de devenir progressivement des citoyen-nes éclairés et autonomes.

Le 3ème codage pour « absence de réponse » introduit une légère amélioration dans le code de correction mais celui-ci est de toute façon étudié pour aller au plus vite, et non pour recenser finement les essais, démarches et erreurs des élèves.

Du point de vue « politique », elles servent à légitimer les dispositifs d’aide individualisée (stage de remise à niveau, aide personnalisée) largement contestée dans la profession, tandis que les personnels RASED voient leurs effectifs s’effondrer. Enfin, le versement d’une prime de 400 euros divise les personnels et instaure une individualisation des salaires qui va à l’encontre de l’augmentation générale que nous défendons.

Sur le terrain, des expériences sont déjà menées pour pallier les résultats jugés peu concluants : en Isère, des écoles se sont vu imposer comme projet d’école « comment réussir aux évaluations nationales ».
Pour couronner le tout, et pousser les professeurs à une « maîtrise » des résultats plus exigeante encore, certains hommes politiques n’hésitent pas à proposer de faire fluctuer les aides financières aux écoles en fonction des résultats à ces évaluations.

Ces évaluations ont peu d’effets positifs sur l’apprentissage de l’élève, elles visent à légitimer les aides personnalisées et autres stages de remise à niveau qui justifient la suppression de Rased. Elles sont un moyen d’introduire la concurrence au sein des écoles et à terme de légitimer un « management » au rendement qui influerait sur la rémunération des enseignant-es et le financement des établissements scolaires

REFUSONS LES ÉVALUATIONS NATIONALES ET LUTTONS POUR QUE L’ÉCOLE PUBLIQUE RÉSISTE AU « DIKTAT » DE L’ÉCONOMIE LIBÉRALE !

Pour plus d’infos : http://rased-en-lutte.net et http://resistancepedagogique.blog4ever.com


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