Assurance-maladie : un rapport en trompe l’oeil

vendredi 23 janvier 2004

Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie vient de rendre son rapport. Il fait le constat que "l’assurance-maladie constitue un de nos grands succès collectifs ". Il affirme que "les principes de solidarité de notre système de prise en charge sont sains et doi vent être maintenus" et il considère comme positif "au regard de la solidarité nationale" le fait que "les cotisations ne tiennent pas compte de l’état de santé des assurés". Même si la formulation est prudente, il n’exclut pas la nécessité d’une "augmentation des recettes sur longue période". Il met à juste titre l’accent sur une nécessaire réforme du système de soins en pointant l’exigence d’une meilleure coordination entre les acteurs. Enfin il se prononce contre la liberté tarifaire prônée par certaines organisations de médecins en caractérisant comme fondamental le principe "d’opposabilité des tarifs".

Si ces affirmations sont positives, le diagnostic général, centré sur les problèmes financiers, reste marqué par un catastrophisme qui lui fait dire que l’assurance-maladie est "désormais en situation de grave péril". Si le Haut-Conseil admet qu’agir sur plusieurs leviers sera nécessaire, l’accent est mis essentiellement sur la réduction des dépenses et la recherche de gains de productivité, alors même qu’il est obligé de reconnaître qu’il est difficile d’en mesurer l’impact réel et qu’une telle orientation "ne pourrait suffire à couvrir les impératifs financiers de court terme". De plus, le rapport contient un certain nombre d’allégations discutables et dangereuses pour l’avenir d’une Sécurité sociale solidaire, voire même de contrevérités. Il comporte de plus des oublis inquiétants.

Tout le raisonnement économique est basé sur les a priori de la pensée néolibérale, comme par exemple l’affirmation que "la levée des recettes a posé des problèmes poli tiques et économiques". Le rapport avance ainsi que "la France se situe parmi les pays qui consacrent le plus de leur richesse aux dépenses de soins". Une comparaison honnête fait pourtant ressortir au contraire que les dépenses de santé en France se situent dans la moyenne internationale pour les pays ayant un développement comparable : Allemagne, 10,7 % du PIB ; Canada, 9,7 % ; Suisse, 10,9 % ; France 9,5 %. La seule exception est les Etats-Unis avec près de 14 % du PIB, pays où la santé est en large partie privatisée avec pour conséquence le fait que la moitié des habitants n’ont pas accès à des soins convenables.

Concernant le déficit, le rapport ne tire pas de conséquence du constat que le manque de ressources de la CNAM est d’abord dû à un ralentissement des recettes, contrecoup de la croissance du chômage et fait l’impasse sur les dettes de l’Etat et des employeurs. De
même laisser planer la menace d’un "effet éviction massif au détriment des autres besoins collectifs" en cas d’augmentation des recettes, c’est oublier qu’il est possible de dégager des ressources supplémentaires en rééquilibrant la part des salaires (salaires directs et cotisations sociales) dans la valeur ajoutée créée par les entreprises alors que celle-ci a baissé de 10 points en 20 ans.

L’augmentation éventuelle des recettes est centrée sur la CSG alors que son produit est essentiellement généré par les salariés et l’éventualité d’une augmentation des cotisations patronales n’est même pas évoquée. Le Medef peut dormir tranquille. Le rapport préconise une unification des taux au détriment des retraités et des chômeurs qui vont pourtant déjà subir une baisse de leurs revenus de remplacement avec les différentes mesures gouvernementales.

Concernant la prise en charge des malades, le rapport ne dit rien des mesures de déremboursement déjà prises ainsi que de la hausse du forfait hospitalier et les formulations technocratiques dissimulent une philosophie porteuse de régressions sociales. Les notions d’efficacité et d’efficience sont mises au service d’orientations visant, de fait, à diminuer le niveau de remboursement des soins par l’assurance-maladie, "l’aisance d’accès aux soins" étant dénoncée et des "formes nouvelles de ticket modérateur" envisagées. L’opacité des expressions cache mal la volonté de réduire la prise en charge publique, la participation des ménages étant considérée comme "très modeste". On comprend que dans cette perspective, le rapport ne dise rien sur le caractère inégalitaire et socialement discriminatoire de la plupart des couvertures complémentaires.

Le Haut-Conseil justifie les restructurations dans le secteur hospitalier et la tarification à l’activité. Ainsi est approuvée l’application d’une stricte logique financière qui se fera au détriment de la qualité des soins en contradiction avec les propos lénifiants tenus à ce sujet. La question de la prévention et des déterminants sociaux de la santé n’est pas réellement traitée, les paragraphes abordant ces points ne sont là que pour la forme et le rapport ne fait sur ce sujet aucune réelle recommandation. Autre "oubli", le rôle de l’industrie pharmaceutique dans l’augmentation des coûts de l’assurance-maladie et dans le "rap port qualité/coûts" des médicaments.

Concernant le mode de prise de décisions, le rapport se focalise sur les questions institutionnelles et n’évoque qu’au détour d’une phrase la nécessité d’une "élaboration partagée avec les acteurs de la santé". La mise en place de processus de démocratie participative associant tous les acteurs du système est pourtant décisive pour décider ce qui doit être remboursé par la Sécurité sociale et donc pour définir collectivement les moyens financiers à mettre en oeuvre.

Pour l’Union syndicale G10 Solidaires, ce rapport est largement en trompe l’oeil. Malgré un hommage obligé à l’assurance-maladie, il est lourd de menaces pour l’avenir. Plus que jamais, il faut dès aujourd’hui préparer les conditions d’une mobilisation unitaire d’ampleur des salariés pour bloquer des projets porteurs de régression sociale et imposer une véritable refondation d’une assurance-maladie solidaire.

Le 23 janvier 2004


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AIR FRANCE : SOUTIEN AUX SALARIÉ-ES !

mardi 17 novembre 2015

SUD éducation 59/62 réaffirme son soutien aux salarié-es d’Air France victimes d’un chantage odieux à l’emploi, et aux salariés du sol et pilotes incriminés par la direction pour en faire des exemples. Six d’entre eux ont été mis à pied sans solde. Des procédures de licenciement sont menées sans élément tangible. Ne nous y trompons pas : la direction d’Air France veut se faire justice, casser un mouvement social légitime, et elle tente un contre-feu pour masquer ses errements.

La vérité sur les procédures.
Air France c'est ça ! (SUD Aérien)
La mobilisation / Les vrais comptes d'Air France (Alter).

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EN GRÈVE LE 8 OCTOBRE !

jeudi 8 octobre 2015

SUD éducation 59/62 appelle à la grève le 8 octobre.
L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de cette mobilisation unitaire.
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PPCR : PASSAGE EN FORCE

jeudi 1er octobre 2015

Solidaires Fonction publique constate que le gouvernement ne respecte plus les accords de Bercy, en passant outre l’opposition majoritaire des syndicats au protocole PPCR !

→ Le communiqué de Solidaires Fonction publique
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Les revendications portées par les salarié-es ne sont toujours pas entendues, ou peu s’en faut. Le service nettoyage dont certaines personnes ont été écartées après 25 ou 30 ans de service, a été réintégré, c’est une petite victoire. Pour le reste, les salarié-es dénoncent la souffrance au travail et la confusion entre service public et "marque". La grève a été reconduite. Avec nous le 9 avril ?

SUD éducation soutient la grève.

Communiqué intersyndical
SUD Radio France en grève
Le Meilleur des Ondes
Le Concert Interdit

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 9 février 2015

Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base lance une campagne internationale unitaire Les capitalistes nous coûtent cher.
PREMIÈRE AFFICHETTE (ou ici)

Les Capitalistes nous coûtent cher !

la campagne de Solidaires
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Menaces de mort à l’encontre d’un camarade !

vendredi 6 décembre 2013

Stop aux agressions fascistes !

Un jeune camarade de SUD étudiants Lille a reçu cette semaine, dans sa boîte aux lettres, une lettre anonyme contenant des menaces de mort.

L’Union syndicale Solidaires 59/62 prend très au sérieux cette nouvelle provocation fasciste. En effet ce jeune camarade a déjà fait l’objet de violences fascistes le 26 mars 2012, qui ont donné lieu à une main courante à l’époque.

De plus, les caves de la bourse du travail ont été marquées de 2 croix gammées, dans la nuit du 2 au 3 décembre 2013. Ce courrier s’inscrit dans le climat actuel de déchaînement raciste et xénophobe, comme rarement le pays a pu en connaître, de haine anti-rom, alors que 110 Roms sont actuellement accueillis à la bourse du travail de Lille.

L’Union syndicale Solidaires 59/62 appelle l’ensemble des syndicats, les organisations démocratiques et antifascistes à s’opposer avec la dernière des énergies aux idées et aux menaces fascistes qui se développent dans le pays.

Elle invite à ce titre à une réunion unitaire dans les locaux de l’Union syndicale Solidaires de la Bourse du Travail de Lille, 174, Bd de l’Usine, ce Lundi 9 décembre à 18 h.

Le communiqué du 6 décembre de Solidaires 59/62.

Fonction publique : abrogation de la journée de carence à compter du 1er janvier 2014

vendredi 15 novembre 2013

Le 13 novembre 2013, lors de la discussion budgétaire, l’Assemblée Nationale a voté l’abrogation du jour de carence à compter du 1er janvier 2014.

Cette abrogation avait été annoncée suite à la grève massive du 31 janvier 2013, à l’appel unitaire de l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires.

L’Union syndicale Solidaires n’a depuis cessé d’exiger l’abrogation effective de cette journée de carence, sans aucune efficacité en faveur de l’équité public /privé, et qui porte même préjudice à bien des agent-es malades.

Elle revendique que soient également abrogées les journées de carence pour les salarié-es de droit privé.

- Le communiqué de Solidaires Fonction publique du 14 novembre 2013.

{{Assemblée Générale extraordinaire de l’union syndicale Solidaires Nord-Pas-de-Calais}}

mercredi 3 octobre 2007

Le vendredi 5 octobre 2007 De 9H00 à 12H30

Salle des Célestines (La salle se situe rue des célestines, face au palais de justice de Lille)

A l’ordre du jour :

- Points sur les mobilisations autour de la grève du 18 octobre : Au niveau régional, compte-rendu des différentes intersyndicales : cheminots, Fonction Publique, ...) ;

- Au niveau national (compte-rendu du comité national de Solidaires du 4 octobre) ;

- Débat autour de la mobilisation et de la construction du rapport de force.

RAPPEL : CETTE AG EST OUVERTE A TOUS LES ADHERENTS.

30 000 manifestants à Lille ce 7 mars : la répression de la jeunesse comme réponse du pouvoir

mercredi 8 mars 2006

Communiqué de presse de l’Union Syndicale Solidaires Nord Pas de Calais

Mardi 7 mars 2006

Malgré la puissante démonstration de la jeunesse et du mouvement syndical de jeudi 7 mars, l’arrogance du pouvoir s’est traduite par des charges policières et une vingtaine d’interpellations à la manifestation Lilloise, 2 à Arras. Un militant a du être hospitalisé au CHRU.

L’Union Syndicale Solidaires dénonce cette répression du mouvement social et de la jeunesse. La légitimité de la lutte contre le CPE et le CNE est incontestable. Alors que la précarisation sociale touche 20 millions de personnes de ce pays soit un tiers de la population, la réponse à apporter aux revendications de la jeunesse se situe à mille lieues des coups de matraques et du 49-3.

L’Union Syndicale Solidaires exige la libération immédiate des jeunes et exige qu’aucune poursuite ne soit entreprise à leur encontre. Elle appelle de ses vœux la poursuite de l’action contre le CPE et à un soutien grandissant du monde du travail et de la jeunesse.