Appel à la résistance contre l’oppression sociale

jeudi 5 février 2004

Les organisations du secteur social : SUD santé sociaux Nord et du Pas de Calais, Coordination régionale CGT santé /action sociale, CGT action sociale Nord et Pas de Calais, CGT Département du Nord, SNUASPP FSU se sont rencontrées suite à la manifestation du 4 février à Lille .

- Elles ont décidé de relayer l’action unitaire nationale contre le projet du ministère de l’intérieur de prévention de la délinquance qui veut transformer les travailleurs sociaux en délateurs.
- Au-delà elles ont pris la mesure de toutes les attaques sur le travail social et notamment, attaque sur l’aide médicale d’état, intégration du SSAE à l’OMI (office des migration internationales), réforme de la PJJ, création du RMA qui crée des salariés pauvres et sans droits, régionalisation de la formation, refonte de la convention collective du 15 mars 1966 de la convention SNAECSO ainsi que les attaques contre la santé et l’assurance maladie !
- Les travailleurs sociaux syndiqués et non syndiqués, les acteurs de l’action sociale réaffirment leur rejet de cette politique sécuritaire et liberticide, leur rejet du délitement du travail social au service des populations défavorisées. Les travailleurs sociaux les citoyens concernés refusent ce projet de société qui conduit chacun à être délateur, auxiliaire de police ! Ce n’est pas en mettant un képi à toute la population que disparaîtront la misère, la pauvreté et l’insécurité sociale ! C’est pourquoi les syndicats et associations signataires appellent à la résistance individuelle des travailleurs sociaux,au sein d’un réveil et d’un sursaut de la mobilisation de toute la société face à ce recul des droits et ces atteintes aux libertés fondamentales.

Elles appellent :

- A tenir dans tous les centres de formation, toutes les entreprises de l’action sociale des assemblées générales d’ici le 17 février,
- à la grève et la manifestation le 17 février 2004 à l’occasion du vote du budget de l’action sociale du conseil général du Nord : rendez vous 11 h Esplanade de l’Hôtel des services, rue Gustave Delory à Lille,
- à renforcer le « collectif de préparation aux assises des salariés du social syndiqués non syndiqués du Nord Pas de Calais » soutenu par SUD santé sociaux et SUD éducation, CGT action sociale et CGT Département du Nord, SNUASPP FSU..
- à « six heures pour le social » le 9 mars à Lille à partir de 17 h 30 salle du Gymnase, place Sébastopol. D’ores et déjà les organisations signataires appellent tous les salariés du social tous les citoyens attachés aux libertés publiques, à manifester le 17 mars 2004 à Paris contre les lois sécuritaires, pour défendre le social et lutter contre la pauvreté.


Avec le soutien des associations suivantes, premiers signataires : Association des Assistantes Maternelles du Nord, Ras l’Front...


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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.