Contre le tout-sécuritaire à l’école, non à l’Ecole-prison !

samedi 14 février 2004

Les récentes initiatives (qui ont débuté dans le département test des Hauts-de-Seine, celui de Sarkozy et de Pasqua), mais qui sont destinées à toucher toute l’Education nationale, telles que l’installation massive et centralisée de la vidéosurveillance et celle de la police à demeure dans les établissements, exigent une clarification et une réaction décidée du personnel éducatif.

Le gouvernement, au nom de la réduction du déficit budgétaire, assène des coupes sombres à l’Education nationale : décentralisation dès janvier prochain du personnel ouvrier ATOSS, réduction massive de postes, des places aux concours et des enseignements, suppression du statut des MI-SE, licenciements des emploi-jeunes...

Pour le pouvoir, il n’y a pas d’argent pour l’éducation, mais il y a des sous à gogo pour caporaliser l’Ecole au nom du " tout-sécuritaire " !

Pour SUD-Education sur ce que l’on appelle la " violence à l’école ", il y a lieu de distinguer entre :
- Les faits de réelle violence qui sont peu nombreux et très exagérés par les médias et par le pouvoir.

- L’agitation, les comportements a-scolaires qui ont clairement des causes sociales, politiques et aussi des causes scolaires.

Il estime que cette exagération favorise une sarkozysation, voire une lepénisation des esprits (déjà largement mise en marche avant l’arrivée de Sarkozy au ministère) qui accompagne et permet les dérives sécuritaires dans l’école et hors de l’école et, plus largement, la criminalisation des classes populaires. Pour contrer cette politique, il appelle les personnels :
- à refuser les dispositifs sécuritaires criminalisants tels que vidéosurveillance, contrôles électroniques, à s’opposer aux protocoles Ecole-Armée,
- à s’opposer à l’entrée de la police à l’école, à son installation à demeure ou aux rondes de police provocatrices aux abords des établissements scolaires (sauf en cas d’événement très grave) et à la coopération entre police et Education nationale (à travers les Contrats Locaux de Sécurité, les Comités d’éducation santé des citoyens, par l’obligation faite aux éducateurs à devenir des indicateurs de Police...),
- à refuser l’utilisation que veut faire Sarkozy des Conseils d’Administration des collèges pour y introduire ses policiers. Pour SUD-Education la Police ne fait pas partie, en aucune manière, du personnel éducatif. Même si, par des moyens de pression, l’administration obtenait un vote unanime d’un C.A. pour accepter l’introduction de la Police à l’Ecole, ce vote s’opposerait à la seule légalité qui doit exister à l’Ecole : celle de sa mission éducative,
- à s’impliquer dans les luttes qui se déroulent dans les quartiers populaires, qu’elles portent sur l’Ecole ou sur d’autres champs et si elles vont dans le sens d’une émancipation,
- à promouvoir et à aider une réelle prise en compte, dans les établissements scolaires, de la parole, des initiatives et des revendications des élèves. Tout ceci afin que les personnels de l’Education nationale apparaissent clairement comme étant du côté des victimes de l’exploitation et de la répression.

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Saint Denis, le 10 février 2004


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006