L’ENSEIGNEMENT PRIVÉ, VOILÀ L’ENNEMI !

jeudi 1er mars 2012

Notre hiérarchie aime le privé  : l’Académie de Lille se détache par l’importance de l’enseignement privé avec près de 185 000 élèves (sur un total de 830 000 ). Cette importance s’explique pour des raisons historiques, mais elle est aussi en lien avec les choix politiques du rectorat et du ministère. Ainsi, l’arrêt de la scolarisation dès 2 ans a favorisé les écoles privées qui ont su s’organiser pour récupérer ce marché leur permettant d’attirer des familles qui y laisseront leurs enfants pendant tout leur cursus en primaire. À cela s’ajoutent les dotations insuffisantes pour l’enseignement prioritaire et pour l’enseignement public en général. Les familles adoptent des stratégies d’évitement, rendues possibles par la réforme de la carte scolaire, et sont parfois confrontées à l’absence de leur souhait de formation dans l’enseignement public. On renforce ainsi volontairement l’enseignement privé et le coût de l’école devient alors un bon moyen d’organiser la ségrégation sociale.

Une concurrence faussée  : à tous les niveaux, la concurrence du privé est mise en avant afin de justifier qu’on réalise des « projets », qu’on communique sur notre établissement pour dire combien il est formidable ou qu’on change nos statuts, trop protecteurs. La mise en place des ECLAIR dans l’enseignement prioritaire repose par exemple sur ce principe : le recrutement devient local, on instaure une pseudo-hiérarchie avec la fonction de « préfet des études », à l’instar de ce qui se fait dans l’enseignement privé. Le personnel est vu comme responsable de la réussite ou de l’échec des élèves sans que soient pris en compte d’autres facteurs, sociologiques comme psychologiques. On fait semblant de ne pas savoir que les dés sont pipés...

L’enseignement professionnel en première ligne  : enfin, le rectorat de Lille a été audacieux cette année en sous-estimant volontairement le nombre d’élèves des filières professionnelles : ainsi, les milliers d’élèves qui ne seront pas affecté-es en juin se verront proposer non plus des formations en établissement public, mais, pour la plupart, des formations en alternance proposées par des boîtes privées, où les patrons sont tout puissants. Entre cette solution et le redoublement, les familles ont-elles vraiment le choix ?
Face à cette privatisation rampante de l’enseignement, continuons à refuser la mise en concurrence des personnels et des établissements, et rappelons clairement notre revendication pour la disparition de l’enseignement privé, confessionnel ou non.


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