LA PRIME ECLAIR : DIVISER POUR MIEUX RÉGNER

vendredi 13 avril 2012

L’arbitraire fait loi

En ce moment, les établissements ECLAIR de l’académie reçoivent une enveloppe destinée à financer la part modulable de la prime ECLAIR. Cette part modulable ne concerne que les personnels d’éducation et enseignants « qui se voient confier, à titre accessoire, des activités, des missions ou des responsabilités particulières au niveau de l’école ou de l’établissement ». Aucune précision n’est apportée pour savoir ce qui justifiera que des collègues reçoivent une part plus ou moins importante de cette prime, et rien n’explique que les autres membres du personnel soient exclu-es du partage de cette dernière : l’arbitraire devient ainsi la base de ce nouveau management qu’on souhaite nous imposer.

Vers la casse de nos statuts

L’objectif de cette prime modulable est limpide : il s’agit de mettre en concurrence les collègues afin de leur faire accepter de nouvelles tâches, payées au lance-pierre (le maximum de cette prime est de 200 euros par mois), et de rompre les solidarités par des critères illisibles de distribution. In fine, cela impliquera la casse des statuts. Ainsi, est-il étonnant que, dans certaines fiches de poste pour enseigner en ECLAIR, il soit fait mention d’une obligation d’assurer l’école ouverte ou l’accompagnement éducatif ?
C’est pourquoi SUD éducation Nord/Pas-de-Calais appelle à refuser cette prime modulable : dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, nous devons exiger des augmentations salariales pour toutes et tous et non pas des primes pour quelques un-es. Certains établissements, dans d’autres académies, ont déjà rejeté cette part modulable.

Les Assistant-es d’éducation et pédagogiques n’existent-ils pas ?

On pourra noter que le rectorat est moins rapide pour se positionner quand des Assistant-es d’éducation et pédagogiques lui écrivent pour revendiquer de toucher la prime ZEP : en effet, ce sont les seul-es membres du personnel à en être exclu-es, alors même que les textes de loi leur reconnaissent ce droit. Cela montre encore une fois le peu de cas que l’administration fait de ces personnels, pourtant nécessaires au bon fonctionnement des établissements et dont les conditions de travail se dégradent. Sans doute le rectorat espérait-il que des collègues aux contrats précaires, recruté-es par leur chef d’établissement et facilement licenciables, n’oseraient pas s’élever contre cette injustice... Nous revendiquons que la prime ZEP soit accordée à tous les personnels, titulaires comme précaires, dès lors qu’ils travaillent en ZEP.


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