Avant, pendant, après les élections, mobilisations !

mardi 15 mai 2012

Ci-dessous et en pièce jointe, l’analyse et les revendications de SUD éducation 59/62 suite aux élections présidentielles.

Et alors ? Et après ?

Certes , le président sortant qui, durant ses prises de responsabilités politiques, a sapé violemment les conquêtes sociales, développé la précarité, restreint les libertés et stigmatisé des catégories entières du peuple n’effectuera pas de second mandat ; certes ce n’est pas le candidat de l’exclusion totale des étrangers, du « vrai travail » qui a gagné ;
certes on peut s’en réjouir.

Mais après ?

Bien que SUD éducation 59/62 réaffirme ici son indépendance totale vis-à-vis des partis et du théâtre politique et sa volonté d’une autre société réellement démocratique, nous ne pouvons nous réjouir ni des résultats du premier tour des présidentielles ni des
idées et thématiques abordées lors de cette campagne.
Croire que c’est la croissance, la résorption des déficits publics et la réaffirmation de la nation française qui peuvent nous guider vers un avenir meilleur ne nous apparaît pas comme l’idée la plus opportune.
Car ce ne sont ni l’élection du président « socialiste » ni les piliers de son programme qui rééquilibreront comme par magie le rapport de force entre le pouvoir de l’agent, les marchés financiers, les dominant-es économiques, politiques et médiatiques d’un côté et les aspirations progressistes et radicales de transformation sociale, d’écologie et d’accroissement des droits et libertés d’un autre.
Le contexte international nous aide à le comprendre ne serait-ce qu’en regardant « l’exemple » grec.

Comment faire ?

Allez, nous sommes d’accord sur un point avec le nouveau président :
l’éducation doit être une priorité.

Mais une éducation émancipatrice, indépendante des pouvoirs économiques et pourvoyeuse d’un projet de développement démocratique et social dans l’intérêt des élèves et de notre avenir commun ;
c’est tout l’inverse de l’esprit des multiples mesures et contre-réformes qui ont attaqué violemment le service public d’éducation et qui continuent de produire leurs effets délétères en terme de conditions de travail et de nature des missions.

Certaines de nos revendications sont sur la table (voir ci-dessous et aussi à l’adresse suivante : http://www.sudeducation.org/ ) et bien d’autres en débat avec l’ensemble de la communauté éducative.

Tout comme au niveau interprofessionnel et dans l’ensemble du champ social avec notre union interprofessionnelle Solidaires (voir notamment à l’adresse suivante :http://www.solidaires.org/ ) et l’ensemble des forces progressistes.

Mais pour faire avancer nos idées de transformation et de progrès sociaux, nous ne pouvons attendre.
Sans pression sociale et sans mobilisations fortes, les idées progressistes sont toujours qualifiées d’irréalisables et de dangereuses ;
or, dès que les luttes permettent de les imposer, elles constituent alors des piliers et des forces de la construction sociale collective.

DÈS MAINTENANT, REPRENONS LE CHEMIN DE LA MOBILISATION LA PLUS LARGE POSSIBLE !

Débattons collectivement de nos revendications et des modes d’action et imposons nos solutions.

Ce n’est pas à nous de payer leurs crises ; pour une autre école dans une autre société !

POUR :
- une école émancipatrice et démocratique dans l’intérêt des élèves, des personnels et de notre avenir commun (développement de la démocratie au sein des établissements et écoles, mise en place de pédagogies alternatives, réduction drastique du nombre d’élèves par classe, renforcement et développement d’un service d’orientation indépendant des pouvoirs économiques...) ;

- un enseignement polyvalent et pluri-culturel ;

- pour une formation des lauréats aux concours rémunérée et de deux ans, avec un temps partiel en responsabilité, et des modules sur le droit du travail ;

- le développement de la formation continue des personnels sur temps de travail ;

- le développement du travail en équipes non hiérarchisées sur temps de travail ;

- le développement d’un service de remplaçant-es titulaires pour toutes les catégories de personnels ;

- la titularisation de tou-t-es sans condition ;

- l’amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels (diminution du temps de travail, fin du sous-effectif récurrent pour la vie scolaire et l’entretien, décharge pour les tuteurs/trices de stagiaires, développement des outils de santé au travail...) ;

- le rétablissement de tous les postes supprimés et la création de tous les postes nécessaires (aussi bien pour l’enseignement du primaire et du secondaire, le RASED, d’orientation que pour les postes administratifs, ouvriers et techniques) ;

- l’augmentation des salaires, en commençant par les plus faibles ;

- le retour aux 37,5 années de cotisation et à la retraite à 60 ans.

CONTRE :

- les fermetures de classe, d’écoles et d’établissements ;

- la professionnalisation du cursus des élèves dès la quatrième,

et le développement de l’apprentissage au profit des patrons ;

- la loi OFPTLV (orientation et formation professionnelle tout au long de la vie) ;

- le fichage des élèves (base-élèves, livret personnel de compétences) ;

- les contre-réforme des lycées (général, technologique et professionnel) ;

- le renforcement de toutes les hiérarchies : du petit chef à la petite cheftaine, de la hiérarchie administrative ou pédagogique ;

- les contrats précaires et l’exploitation éhontée des personnes ;

- la masterisation ;

- le décret sur l’évaluation des enseignant-es et l’évaluationnïte aiguë ;

- les contrats d’objectifs et la transformation de l’école en entreprise ;

- les journées de carence.


Documents joints

Tract post-élections présidentielles 2012
Tract post-élections présidentielles 2012

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.