RÉPARTITION DES MOYENS : LOIN DES IDÉES REÇUES

vendredi 18 mai 2012

Selon un récent rapport provisoire de la Cour des Comptes, les moyens attribués par l’État entérinent des situations acquises déjà profondément injustes. Le ministère n’octroie pas les postes d’enseignant-es aux académies en fonction du nombre d’élèves ni de leur milieu social ou en fonction des résultats aux évaluations. Il se base sur les moyens dont dispose déjà une académie. Donc, plus l’académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération de postes. À la rentrée 2011, Créteil qui gagnait 3 826 élèves dans le second degré a perdu 426 postes alors que Paris, qui gagnait 1 000 élèves, en a obtenu 20. Cette différence de traitement commence dès la maternelle : l’État dépense 273 euros de plus par an pour un-e Parisien-ne que pour un-e élève d’une académie défavorisée. La scolarisation des 2 ans est très inégale sur le territoire : 0.9 % des moins de 3 ans ont une place en Seine-Saint-Denis alors que 49 % en ont une en Lozère ! De plus, ce sont les profs en début de carrière, donc moins payé-es, qui sont affecté-es dans les académies défavorisé-es et c’est là qu’on trouve le plus de précaires. Si bien qu’en dépit des primes et crédits pédagogiques alloués aux zones prioritaires, un établissement de ZEP de Créteil par exemple coûte moins à l’État qu’un établissement classique de Paris.
À cela, il faut ajouter les différences de financement d’une région à une autre pour les lycées (du simple au double) ou encore entre mairies (de 1 à 10) !
Ce rapport conclut qu’ « aucun élément attestant d’une politique particulière en matière de réduction des inégalités n’apparaît ».

Luttons pour que celles et ceux qui partent avec moins aient plus


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