Choisissez le bon édito

vendredi 15 juin 2012

Edito 1 : ON A GAGNÉ !

Ça y est la gauche a gagné et ce n’est pas un changement qui se met en place mais une réelle révolution. En effet les résultats des deux tours des présidentielles tout comme le programme du nouveau président montrent que non seulement l’extrême majorité des votant-es mais aussi le parti socialiste ont compris que pour un réel progrès dans notre société, il fallait en finir avec le pouvoir de l’argent, la compétition comme étalon de valeur, la peur comme guide d’action, la croissance et la consommation comme seuls indicateurs et le marché comme gourou.
Fini aussi de considérer la planète et l’être humain comme ressources infinies pour dégager plus de profit et le labeur comme valeur morale indépassable : une autre répartition des richesses est en train de naître et concourt au bonheur universel.

C’est pour cela que très rapidement, le gouvernement en place va décréter, pour commencer, le retour à la retraite à 60 ans pour tou-tes, les 37,5 annuités, les 32 heures par semaine, la fin des CDD et de la précarité, le retour à une médecine préventive et réparatrice complètement gratuite, la renationalisation et transformation en coopératives des entreprises fournissant ce que nous considérerons comme biens essentiels ; cela passe bien sûr par un changement de démocratie lorgnant, à défaut de démocratie directe, sur une démocratie réellement participative qui inclut l’ensemble des personnes sur le territoire français.

Et ce n’est qu’un début. Enfin, nous sommes libéré-es des marchés et des prédateur-rices de richesses. Gloire à Hollande !

Edito 2 : C’EST PAS GAGNÉ !

Certes le président de la république française n’est plus issu de la droite réactionnaire et conservatrice mais du parti socialiste ; mais les résultats des premier et second tours des présidentielles et le programme du candidat « socialiste » nous laissent un constat amer.
Des dizaines d’années de vulgate néo-libérale, proférée par les « penseur-ses » relayé-es complaisamment par les grands médias aux ordres du pouvoir économique et financier et instillée par la déesse publicité, ont sapé une bonne partie des espoirs des peuples et ne leur laissent que la possibilité de changer de maître. Mais va-t-on vraiment changer de politique ?

Si le gouvernement en place ne s’attaque pas frontalement au pouvoir de l’argent et ne remet pas tout en question, gageons que le réveil risque d’être douloureux. En effet, que ce soit face à la pression des marchés ou aux ukases de l’Union Européenne, il nous faut opposer une politique forte d’une autre répartition des richesses et convaincre pour changer de dogmes et de paradigmes.
Dans l’Éducation, nous en savons quelque chose : les liens de plus en plus étroits entre le service public d’éducation et les entreprises privées que ce soit en terme de collaborations ou en terme de partage d’idées sur le « management », la transformation de l’école en boîte de formation basée sur l’employabilité immédiate ou encore la mise au pas des personnels via la précarité et le renforcement des hiérarchies ne vont pas cesser du jour au lendemain.

C’est à nous, collectivement, au sein de l’Éducation comme dans l’ensemble du champ social, de nous organiser pour faire entendre nos revendications et les imposer. La défaite de la droite dure n’est qu’un début. Continuons à lutter !


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