LE LYCÉE PROFESSIONNEL À LA MERCI DES RÉGIONS

vendredi 5 octobre 2012

Alors que se déroule le simulacre de concertation autour de la « Refondation
de l’école » orchestré, par Vincent Peillon, en coulisse, le 12 septembre 2012, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault scelle avec le Président de l’Association des Régions de France, Alain Rousset, un partenariat entre l’État et les Régions, intitulé « 15 engagements pour la croissance et l’emploi » qui assène le coup de grâce au service public national d’orientation et impacte non sans dégâts l’enseignement professionnel sous statut scolaire.

En attribuant le pilotage de la carte des formations aux Régions, cet accord ne considère l’élève qu’en fonction d’une bien hypothétique employabilité immédiate soumise aux impératifs économiques locaux, le privant d’un projet professionnel à long terme conforme à ses aspirations réelles.

En préemptant les différentes voies de formation professionnelle, les régions obtiennent ainsi les pleins pouvoirs pour accentuer leur politique
de développement et de promotion de l’apprentissage, occultant le taux important d’abandons (30 % dans la période d’essai) et emprisonnant les jeunes dans un déterminisme social, géographique et professionnel.

Pourtant, l’apprentissage n’est en aucun cas une réponse efficace et agir dans le seul domaine de la formation ne suffira pas à résoudre le problème du chômage des jeunes.

En accordant une aide à la mobilité, le couple État/Régions réduit encore
l’offre de formation, contraignant les jeunes à de laborieux déplacements
pour suivre la formation qu’ils souhaitent, ce qui occasionne abandon et renoncement.

En filigrane de cet accord passé inaperçu, se dessinent les conséquences
à venir de l’acte III de la décentralisation : aggravation des conditions de travail des personnels de l’Éducation Nationale (à terme remise en question du statuts des enseignant-es), mixité des publics à accueillir, multiplication des tâches, phagocytage et pilotage de la formation professionnelle par les entreprises locales.

SUD éducation dénonce ce transfert de compétences qui aggrave les inégalités sociales et va à l’encontre de notre projet d’école émancipatrice
et de transformation sociale.

SUD éducation appelle à se mobiliser massivement pour défendre un service public d’éducation de qualité, seul garant d’une société égalitaire.


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