La mobilisation dans l’éducation : à amplifier pour gagner

lundi 4 mars 2013

La mobilisation se poursuit

La grève du 12 février a été bien suivie en France, notamment dans le premier degré. La réforme des rythmes scolaires est de plus en plus contestée, par les personnels comme par les collectivités qui se rendent compte de la difficulté à la mettre en oeuvre à marche forcée. Pourtant, le ministère persiste à ne pas écouter les remarques qui lui sont faites.
Pour SUD éducation 59/62, la problématique ne ressort pas seulement de cette question des rythmes scolaires, mais d’une politique globale qui dessert les intérêts des élèves et des personnels.

L’école oubliée
Ainsi, les budgets votés pour l’Education nationale ne progressent quasiment pas, malgré les besoins et les ambitions affichées. Pire, la difficulté scolaire et sociale est totalement laissée de côté, ce que montrent bien l’absence de réponse sur le devenir des RASED de l’académie (sachant que le le centre de formation de Lille a fermé), le maintien du dispositif ECLAIR dans l’académie, l’amplification des parcours mixés dans l’enseignement professionnel et de l’apprentissage. Pendant ce temps, les COP tendent à disparaître...

Vers le renforcement des inégalités
L’Etat endetté rêve de partager ses responsabilités avec les collectivités territoriales qui exerceraient une sorte de co-tutelle sur les établissements scolaires (on a pu ainsi voir dans le département du Nord la mise en place d’un Plan Educatif Global dans lequel le conseil général décidait quels projets "méritaient" d’être soutenus). Qu’importe pour notre ministre si les inégalités se creusent entre collectivités.

Les patrons se réjouissent
L’optique du gouvernement est la même que celle de ses prédécesseurs : il faut assurer "l’employabilité" et la compétitivité des entreprises. Les régions auront de plus en plus le droit de regard sur les formations dispensées et seront sans doute très attentives aux demandes des entreprises et des bassins locaux d’emploi.

C’est maintenant qu’il faut amplifier le rapport de force

Sur les rythmes, les mairies ont jusqu’au 30 mars pour se prononcer : la grande majorité d’entre elles refuseront de la mettre en œuvre à la rentrée prochaine. Il faut enfoncer le clou avant le 30 mars, faire monter la pression sur les mairies et sur le gouvernement, pour obtenir l’abrogation d’un décret très largement rejeté.

Une loi d’orientation sur l’école, il n’y en a que tous les 10 ou 15 ans : en acceptant cette loi à la fois insuffisante et porteuse de régressions, nous accepterions durablement un service public d’éducation dégradé et démantelé. C’est maintenant, pendant que la loi d’orientation est en discussion, qu’il faut créer les conditions pour une réorientation radicale des politiques scolaires. Le projet de loi ne répondant pas aux besoins, le préalable est son retrait, pour que les personnels puissent enfin être entendus.

Les annonces de la carte scolaire dans le premier degré et des dotations horaires dans le second degré confirment que les créations de postes et la programmation budgétaire sont très insuffisantes.

Le rapport de force entre le ministère et les personnels se joue maintenant : l’issue du conflit actuel aura des répercussions pendant des années.

Pour SUD éducation, c’est par la grève qu’il faut poursuivre la lutte

Le ministère refuse de répondre aux revendications des personnels. Pire, V. Peillon multiplie les provocations en demandant aux enseignant-e-s de « faire des efforts » et en annonçant à la télévision, avant toute espèce de discussion avec les organisations syndicales et les personnels, une réforme du bac et un raccourcissement des vacances d’été avec zonage selon les souhaits de l’industrie du tourisme.

La mobilisation doit avoir un prolongement par la grève, comme de nombreuses assemblées générales de grévistes l’ont exprimé. Un appel à manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de grève, et non comme un événement unique et isolé en dehors de toute grève.


Documents joints

Communiqué : après le 12 février, rester (...)
Communiqué : après le 12 février, rester (...)

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.