Le baratin ministériel sur l’éducation prioritaire

Mobilisons-nous !
jeudi 18 décembre 2014

« La refondation de l’éducation prioritaire est avant tout pédagogique ».

On connaît la rengaine, ce ne serait pas une question quantitative mais qualitative. Le ministère cherche d’ailleurs à rassurer en précisant que si certains établissements ne feront effectivement plus partie du réseau de l’éducation prioritaire, d’autres y entreront : il ne s’agirait que de s’adapter à l’évolution de la répartition des difficultés pédagogiques.


Ces « éléments de communication » rabâchés dans les médias doivent pourtant nous mettre la puce à l’oreille : il s’agit donc de déshabiller l’un pour rhabiller l’autre, sans tenir compte de la réalité de terrain. En effet, il serait vraiment très surprenant, si on partait des besoins réels pour redessiner la carte de l’éducation prioritaire, de retomber exactement sur le même volume de moyens !


De nouveaux établissements et écoles entrent dans le dispositif, et il était temps de leur reconnaître ce besoin, mais quid de ceux qui sortent ? Dans ce contexte d’accroissement confirmé des inégalités, ce sont encore les plus fragiles qui vont trinquer. Le travail mis en place depuis des années auprès des élèves de ces zones en grande difficulté sociale, dans les quartiers et les zones rurales, est fragilisé voire remis en cause par la sortie du réseau Éducation prioritaire.


Le ministère a choisi quatre critères pour établir la liste des établissements de l’éducation prioritaire. Les informations utilisées ne sont ni très fiables ni actualisées, car elles proviennent des rectorats sans avoir été confrontées à la réalité du terrain, ni communiquées aux personnels ou aux organisations syndicales. La fin de non-recevoir systématiquement apportée par les directions académiques aux contestations ou demandes de précisions ne fait que le corroborer...


Le léger supplément de moyens pour les REP+ de l’académie ne parvient pas à masquer que les besoins réels du Nord/Pas-de-Calais ne sont pas couverts, et que son retard d’encadrement par rapport aux autres académies, si on considère la situation sociale, n’a toujours pas été rattrapé.


Le fond du problème reste que depuis de nombreuses années les conditions de travail des personnels et des élèves se sont fortement dégradées : outre une ghettoisation sociale, on constate un alourdissement des effectifs des classes, des horaires par discipline en baisse (à la fois moins de temps pour travailler les notions et plus de classes en charge), une hiérarchie toujours plus présente (pressions, consignes sans clarté ou pédagogiquement aberrantes), une école de plus en plus au service de l’économie et non de l’épanouissement des élèves.


Des collègues et des parents sont mobilisé-es pour que la réalité du terrain soit reconnue et que leurs établissements gardent ou obtiennent le classement REP+, dans de nombreuses académies : Toulouse, Aix-Marseille, Créteil, Versailles, Paris, Lille... Certains établissements sont bloqués depuis plus de deux semaines comme en Seine-saint-Denis.

SUD éducation soutient toutes les mobilisations en cours et appelle à l’élargissement de ce mouvement de lutte autogérée. SUD éducation invite les collègues à discuter en assemblée générale de leur vision de l’éducation prioritaire et à formuler leurs revendications.



Pour aller plus loin
- Des choix sans clarté ni moyens, sur le site fédéral - avec nos revendications.
- La déclaration de notre fédération au Conseil supérieur de l’Éducation du 18 décembre.
- Le communiqué de la fédération SUD éducation du 3 février (mise à jour).



Agenda

<<

2017

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.