DHG : on se moque du monde !

Avalanche de communication et saupoudrage des moyens
mardi 10 février 2015

Les DHG (Dotations Horaires Globalisées) sont arrivées dans les établissements du second degré. Les Conseils d’administration ont commencé à en débattre, mais le constat est consternant : on demandera plus aux personnels, dans des conditions dégradées pour les élèves.

C’est vraiment ric-rac !

Dans les bahuts


Force est de constater que malgré l’affichage ministériel de la « priorité à l’éducation », les moyens sont encore nettement insuffisants : si l’hémorragie de postes en vigueur depuis plusieurs années n’a plus cours dans les mêmes proportions, rien n’est prévu pour la compenser dans les moyens attribués aux établissements : de plus en plus d’horaires disciplinaires se retrouvent au plancher, les groupes propices aux activités pédagogiques sont souvent supprimés, les postes partagés sont légion, et les répartitions proposées ne tiendraient pas sans le recours aux heures supplémentaires annuelles (HSA).

Plusieurs établissements ressentent d’autant plus fortement ces effets qu’ils sortent de l’éducation prioritaire.

Enfin, même si le décret 2014-940 du 28 août 2014 ne sera entièrement en vigueur qu’à la rentrée prochaine, les chef-fes d’établissement proposent bien sûr déjà d’en tenir compte dans leurs propositions de répartition, notamment en faisant référence aux futures indemnités de missions particulières (IMP), qui apparaissent dans les dotations soit sous forme d’un volume financier global soit sous forme d’un certain nombre de HSA fléchées pour certaines missions. On pourra y trouver par exemple le tutorat pour l’Histoire des Arts.

Or il est indispensable d’avoir à l’esprit, pour les discussions dans les établissements, que les missions prises en charge par ces crédits fléchés ne sont pas encore définies. Le décret d’application devrait sortir seulement en mars, et le projet de texte ne peut nous satisfaire. Il convient donc d’être vigilant-es : demandons aux chef-fes d’établissement quelles missions seront rémunérées en IMP, et informons le CA que la répartition proposée pourra changer selon la définition des IMP.

Le nouveau décret sur les statuts des enseignant-es du second degré altèrera très probablement nos conditions de travail, ce qui a d’ailleurs motivé notre vote contre en Comité technique ministériel (CTM). A noter, dans certains établissements, la hiérarchie s’appuie sur ce texte pour affirmer de manière erronée que toutes sortes de tâches sont dorénavant obligatoires [1].


Des dotations marquées du sceau de l’austérité !

Avec les nouveaux statuts et ces dotations avares allouées aux établissements du second degré, les conditions de travail ne sont pas près de s’améliorer pour les personnels et les élèves [2] !


Aussi, dans les établissements et en faisant converger les luttes dès que possible, mobilisons-nous :

- vérifions que les heures légales de laboratoire, carte et vaisselle sont prévues ;

- vérifions que les répartitions en groupes préconisées par certaines inspections sont respectées ;

- revendiquons des moyens à la hauteur des besoins réels [3] ;

- refusons les suppressions de postes et les services partagés ;

- n’acceptons pas que les enseignements de base soient assurés en heures supplémentaires ;

- dénonçons les organisations boiteuses conséquences de DHG trop chiches ;

- informons les parents d’élèves des conséquences sur l’enseignement, les effectifs chargés [4] ou les possibilités d’apporter de l’aide aux élèves en difficultés [5].


N’hésitez pas à nous tenir informé-e-s des actions menées dans vos établissements.

Voici quelques exemples.

- Motion déposée au CA du LP Saint-Exupéry d’Halluin - La répartition et la DHG ont été massivement rejetées
- Tract des parents d’élèves du collège Jean-Moulin du Portel - une perte de 120 HP donc de 6 à 7 postes, boycott du CA, audience avec le DASEN envisagée
- Motion déposée par les personnels d’enseignement et d’éducation au CA du collège Jules-Ferry d’Haubourdin - les parents d’élèves en ont aussi déposé une, un courrier au DASEN est envisagé
- Pétition pour rester en REP+ de l’école maternelle Camus de Roubaix


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[1Rappelons que pour cette année scolaire encore nos obligations de service restent définies par les décrets de 1950 – seul l’article 8 du nouveau décret, avec la pondération en éducation prioritaire, est en vigueur pour l’instant.

[3Lors des propositions de répartition, les chef-fes d’établissement parlent de « besoins »...bien inférieurs aux besoins réels !

[4Avec des effectifs lourds, il n’est pas matériellement possible de passer beaucoup de temps pour aider chaque élève et tenir compte de l’hétérogénéïté. Par ailleurs, cela accentue le poids de la gestion de classe de chaque heure de cours, au détriment de l’enseignement

[5L’accompagnement éducatif, volume de crédits fléchés pour la remédiation, disparaît progressivement.


Documents joints

tract DGH parents Le Portel
tract DGH parents Le Portel
Motion DHG haubourdin
Motion DHG haubourdin
motion_CA LP_Saint-Ex Halluin 10 02 15.odt
motion_CA LP_Saint-Ex Halluin 10 02 15.odt

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.