SANS-PAPIERS

mardi 8 juin 2004

Le 2 juin, nous dénoncions le traitement inhumain réservé aux sans papier-e-s en grève de la faim après les arrestations massives réalisées au CHRU de Lille. Force est de constater que les pratiques scandaleuses de la préfecture n’ont pas cessé, d’autant que de plus amples informations sur la « rafle » du CHRU nous sont parvenues.

Comment admettre que des policiers pénètrent aux urgences (y compris en se parant de la blouse, symbole du corps médical) alors que le fonctionnement de l’hôpital n’était pas mis en danger ? Comment admettre que la direction hospitalière, ainsi qu’un certain nombre de médecins, reçoivent leurs ordres de la préfecture ? Il semble pourtant que cet abus de pouvoir soit de mise lorsqu’il s’agit de sans papier-e-s comme on avait pu le constater lors des grèves de la faim précédente.

Depuis, les provocations policières n’ont pas cessé. La bourse du travail où les sans papier-e-s ont été accueilli-e-s a été bouclée par les force de l’ordre de 18 à 21h ce mercredi 2 juin. Pendant deux jours, les forces de police ont multiplié les contrôles au faciès et arrêté des sans papier-e-s aux abords de la bourse du travail afin de terroriser les grévistes et leurs soutiens. Poursuivant leurs efforts, les policiers et les gendarmes ont relevé ostensiblement les plaques d’immatriculations de tous les véhicules qui entraient ou sortaient de l’enceinte de la bourse du travail.

Plus grave encore est le comportement inadmissible réservé aux sans papier-e-s arrêté-e-s et détenu-e-s aux centres de rétention de Lesquin et de Coquelles. Il n’est déjà pas tolérable de voir une lutte menacée par les autorités préfectorales mais que penser des pressions exercées à l’encontre des soutiens venus manifester leur solidarité devant le TGI de Lille le 5 juin et qui ont été repoussés par le cordon policier ? Que penser encore du faux report de l’audience du TGI de Boulogne devant statuer sur le maintien en rétention des détenues de Coquelles ? Que penser des persécutions dont sont victimes les grévistes de la faim au CRA de Coquelles (menace d’expulsion sans passer devant le tribunal administratif formulées par les agents, provocations régulières en apportant de la nourriture et en refusant les quantités d’eau nécessaire, limitation arbitraire du droit de visite) ? Les agents du CRA de Coquelles ont semble-t-il déjà par le passé fait preuve de comportements inacceptables, il serait temps, a minima qu’ils soient rappelés à l’ordre !

Face à ces agissements de sinistre mémoire, Sud Education 59/62 et le G10 Solidaires appellent à la régularisation immédiate de toutes et tous les grévistes de la faim. Mais pour que ces situations ne se reproduisent plus, c’est bien à la régularisation sans condition de tous les sans papier-e-s que nous appelons.

Lille, le 8 juin 2004


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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.