Défense de l’Ecole Publique - Retrait de la loi Fillon

lundi 28 mars 2005

Contre ce gouvernement désavoué par l’ensemble du monde du travail et lancé dans une politique de régression sociale adossée aux diktats du libéralisme européen, la colère s’amplifie même si la défaite de 2003 sur les retraites et la décentralisation pèse toujours négativement.
Sur les salaires, le gouvernement fait semblant de reculer pour tenter de sauver le « Oui » au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen et renforcer les processus de salaire au mérite.

Aujourd’hui, l’école publique est au cœur des attaques libérales contre les services publics. La contestation face à la loi Fillon a donné lieu à plusieurs journées de grève des personnels mais ce sont les lycéens qui ont véritablement engagé la lutte.
Au moment où les lycéens ont débuté leur mobilisation contre l’école à plusieurs vitesses, promise par le plan Fillon, le ministre a gagné du temps en accélérant la procédure parlementaire et en « promenant » les lycéens derrière quelques déclarations.

Le mouvement lycéen n’a pas faibli, ils étaient des milliers à manifester avec les salariés du public et du privé en grève le 10 mars. Ce jour là, les lycéens, dans de nombreuses villes de France et dans les formes démocratiques qu’ils ont choisies de se donner, ont appelé les organisations syndicales à les rejoindre par la grève dans les manifestations du 15 mars, jour de présentation du texte Fillon au Sénat.
Ils n’ont pas eu l’écoute qu’ils étaient en droit d’attendre.

La Fédération Sud éducation a appelé explicitement à la grève le 15 mars et participé aux manifestations aux côtés des lycéens avec toute la difficulté que cela représente pour mobiliser quand il n’y a pas d’appel unitaire.
Depuis, la mobilisation des lycéens continue et trouve d’autres formes d’interventions avec notamment la multiplication des occupations de lycées par les lycéens eux-mêmes.
Dans des établissements, des collectifs de personnels se mettent en place contre la loi Fillon et contre les suppressions de postes. Sud éducation encourage ces initiatives, appelle à en créer de nouvelles et mettra ses moyens matériels à disposition des personnels en lutte.

Il est toujours plus difficile de gagner lorsque la loi est votée. Les mésaventures de la loi de décentralisation de 2003 n’ont visiblement pas servi de leçon... Les organisations syndicales traditionnelles n’envisagent qu’une série de manifestations le samedi 2 avril alors que le texte Fillon terminait son parcours au parlement pour être voté le 24 mars.

Sud éducation reste opposé à cette loi Fillon. Nous l’avons écrit, comme l’ont écrit les organisations syndicales majoritaires pour la grève du 20 janvier.
Notre combat est aussi celui des lycéens pour la défense de l’Ecole Publique, nous voulons travailler à faire de ce combat, celui de l’ensemble des forces sociales contre un processus qui travaille à la marchandisation de l’enseignement.

En cohérence avec notre défense des positions acquises par le salariat au cours de décennies de lutte, au nom de la défense de l’Ecole Laïque, Sud éducation appelle à voter « NON », lors du référendum du 29 mai 2005.

La Fédération Sud éducation appelle les personnels à saisir toutes les situations favorisant la construction du rapport de force, à construire la mobilisation en s’inscrivant dans les manifestations de lycéens et d’étudiants pour l’abrogation de la loi Fillon et la création des postes statutaires nécessaires à la rentrée 2005.

Conseil Fédéral Sud éducation, Paris le 25 mars 2005


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Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006