Services publics : dans la rue le 19 novembre Manifestation nationale à Paris

samedi 19 novembre 2005

La manifestation du samedi 19 novembre est à l’initiative de la Fédération nationale des collectifs de défense et de développement des services publics. Elle est soutenue par de nombreuses associations et organisations syndicales. Alors que le gouvernement privatise à tout va, cette manifestation doit être un moment fort d’unité pour imposer le développement des services publics.

L’Europe déréglemente

L’union européenne (UE) est à la pointe du combat contre les services publics. Au nom de la construction d’un marché unique, les services publics sont libéralisés et soumis au droit de la concurrence. Commencé dans les télécommunications, ce processus touche maintenant tous les grands services publics de réseau, poste, rail, énergie.

L’ouverture à la concurrence se fait au nom de ses bienfaits supposés pour les usagers. En fait, elle profite essentiellement aux très gros consommateurs, en particulier les grosses entreprises.

Quel que soit le pays ou le secteur, la déréglementation s’est traduite par un "rééquilibrage tarifaire" au détriment de la grande masse de la population : augmentations régulières des tarifs du gaz, de l’électricité, de l’abonnement téléphonique, etc. De plus, la sécurité des populations est mise en cause, comme dans le cas de centrales nucléaires mal entretenues ou d’accidents ferroviaires à répétition comme en Grande-Bretagne.

Enfin, la qualité du service rendu diminue, par exemple avec la suppression de bureaux de poste dans de nombreux pays.

Le gouvernement privatise

Non content d’approuver, à Bruxelles, les directives de libéralisation des services publics, le gouvernement, suivant en cela les orientations de ses prédécesseurs, privatise à tour de bras.

Ainsi, après France Télécom, les autoroutes, le gouvernement a privatisé la SNCM et veut "ouvrir le capital" d’EDF qui rentrerait ainsi en Bourse. Les hôpitaux publics et les cliniques privées sont mis en concurrence et ces dernières seront financées par des fonds publics.

Aucune réglementation européenne n’oblige pourtant le gouvernement à privatiser. Alors qu’aucune privatisation de service public n’a entraîné une amélioration de la qualité du service ni des baisses de tarifs pour le plus grand nombre, le gouvernement continue d’appliquer dogmatiquement les vieilles recettes libérales. Ainsi, la logique du profit l’emportera sur la recherche de l’intérêt général.

Se mobiliser !

Il faut aujourd’hui en finir avec l’éclatement des mobilisations service public par service public. Il faut engager un processus de convergences des luttes afin de construire un grand mouvement d’ensemble pour les services publics.

Usagers et salariés des services publics agissons ensemble ! La manifestation du 19 novembre doit être un moment fort pour développer un tel processus. Rendez-vous 13 H 30 Place d’Italie



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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.