ÇA SUFFIT ! TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 2 février !

samedi 28 janvier 2006

1000 élèves supplémentaires dans le Primaire, 8 postes créés dans une académie qui cumule tous les problèmes sociaux, économiques et culturels ! En se dissimulant sous un insidieux mieux disant pédagogique et une douteuse nécessité de « redéployer » ses moyens, l’obsession du critère de rentabilité dans l’Education vire désormais au mépris.

... Et quand bien même ces 8 postes créés du bout des lèvres auraient une utilité, comment avoir la naïveté de croire que les 636 postes supprimés dans le secondaire permettront de maintenir le même niveau d’enseignement malgré l’engagement des profs survivants ?

A quoi bon annoncer en fanfare un nouveau plan pour les REP quand le primaire est à peine concerné ?

Lutter contre l’échec scolaire dans le Primaire, mettre en place des programmes personnalisés de réussite éducative ? Comment y parvenir sans création de postes massives pour faciliter le travail en petits groupes, favoriser l’expression des élèves dès la maternelle et permettre l’accueil des tous petits, gravement remis en question par manque de personnels ... Comment y parvenir sans un accroissement immédiat du nombre de Maîtres - Maîtresses E et G afin qu’ils-elles puissent intervenir à la fois en Primaire et en Maternelle en y consacrant du temps et non plus quelques heures ça et là, pour « traiter des dossiers » ? Comment croire, en effet, que le redéploiement des personnels spécialisés vers les maternelles sans création de postes supplémentaires dans le primaire, comme cela se pratique déjà dans certaines circonscriptions, combattra l’échec scolaire ? Comment croire que les déclarations de De Robien vont améliorer la situation dans les EREA (Etablissements Régionaux d’Enseignement Adapté), qui n’ont même plus les moyens de fonctionner décemment et dont la hiérarchie multiplie les horaires flexibles ? Comment imaginer que les Maisons du Handicap, les 200 référents pour plusieurs milliers d’enfants en grande difficulté (soient 1 référent pour des dizaines de cas) auront une quelconque utilité, si ce n’est brasser un peu d’air ?

Qui peut croire enfin que l’on pourra lutter contre les déséquilibres culturels alors même que la plupart des écoles en ZEP n’ont même pas les moyens de visiter un musée ou dépendent du financement, très inégal, des municipalités ? Certes, nous pourrons toujours, en désespoir de cause, passer des contrats de réussite éducative avec les élèves, rendus seuls responsables, dès la maternelle, de leurs échecs.

Personnels, parents, élèves, nous ne pouvons nous satisfaire du mépris !

Nous ne pouvons accepter les attaques même plus dissimulées contre la liberté pédagogique des maîtres sous prétexte d’interdire une méthode globale, déjà décriée depuis longtemps, au profit d’un B-A BA qui nous renvoie un siècle en arrière sans aucune considération pour les pédagogies alternatives.

Nous ne pouvons plus accepter la multiplication de nos missions, l’inflation constante de réunions et la transformation des Conseils des Maîtres en simples chambres d’enregistrement des volontés de la hiérarchie. Le Primaire a besoin de temps de concertation, non d’allongements du temps de travail déguisé et de petits chefs.
Nous ne pouvons plus nous contenter de formations au rabais, parfois hors temps de travail, ou en alternance et incomplètes pour les personnels spécialisés ... quand elles ne sont pas inaccessibles par manque de Brigade.

Nous ne pouvons plus accepter les remplacements non assurés ou assurés par à coups.

Nous ne pouvons admettre qu’on propulse dans des écoles des personnels de plus en plus précaires et flexibles sans aucune formation. Le Primaire a besoin de personnels formés et statutaires

Toujours moins de personnels formés, plus de précarité, moins de gratuité et de services : l’Education n’est pas le seul service public menacé. La Santé, la Culture, le Rail, la Poste connaissent le même mépris, la même obsession de la rentabilité qui pénalisent autant les usagers que les personnels. Défendre un service public égalitaire offrant les mêmes droits à toutes et à tous exige une réponse forte afin de satisfaire nos revendications.

Pour la défense du service public d ’éducation, rejoignons la manifestation unitaire, Boulevard Kennedy à Lille à 14 h 30

( Rendez au local Solidaires, 84 rue de Cambrai, à 17 h 30 pour discuter des suites de l’action ) Des AG de bassins sont prévues à Roubaix, Calais, Arras ...


Documents joints

tract 2 février 1er degré
tract 2 février 1er degré

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.