AMBITION RÉUSSITE :

mercredi 20 septembre 2006

Une ambition : la baisse des moyens, le contrôle et le tri social

Quelle réussite alors pour les élèves des milieux populaires ?

Le classement « ambition réussite » (EP1) est significatif d’un renoncement à une véritable politique d’éducation prioritaire :

- Sur les 1100 établissements classés ZEP, seuls 250 (dont 28 dans l’académie) ainsi que les écoles de leur REP sont classés EPl. Un tiers des établissements sortiront à terme du dispositif ZEP (sauf en Seine Saint Denis où le ministère a promis une dérogation pour 2006 après la grève massive du 26 janvier...).

- Le classement ep1 n’a pas épargné ces établissements des suppressions de classes et de postes et ce ne sont pas les nouveaux professeur-e-s expérimentés qui combleront le déficit.

- Logique d’individualisation et de contractualisation avec les élèves (bourses au mérite, signature de contrats de réussite entre l’élève, sa famille et l’établissement, ...)

Des mesures qui ne répondent pas aux besoins des établissements REP :

- Prise en compte non satisfaisante des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, absence de temps de coordination entre tous les enseignant-e-s, absence de mesures pour toutes les écoles du réseau ZEP (ce qui augure mal d’un travail généralisé en amont du collège).

- C’est bien vers un tri social plus efficace et une ghettoïsation des établissements qu’on s’achemine. La possibilité pour des élèves des collèges « ambition réussite » (mention très Bien au brevet des collèges) de déroger à la carte scolaire pour choisir leur lycée s’apparente plus à un écrémages des meilleur-e-s par les classes supérieures qu’à une volonté de faire réussir les élèves des milieux populaires.

Un véritable laboratoire de la déréglementation pour les personnels :

- Le rôle des professeur-e-s « expérimentés » reste toujours très flou d’autant que leur recrutement a été des plus hasardeux (trois mouvements dans l’académie pour une centaine de postes et le rectorat a même nommé des TZR et des neo-titulaires non volontaires) malgré les promesses d’’accès dérogatoire à la hors classe en 5 ans. L’allongement du temps de travail pour les enseignant-e-s du secondaire, lié à la vacuité du projet Ambition Réussite, n’y est sans doute pas étranger.

- Le lien contractuel qui lie ces enseignant-e-s au chef d’établissement risque d’en faire de véritables petits contremaîtres de leurs collègues et plus encore des Assistant-e-s Pédagogiques. Tout cela va probablement aboutir à une caporalisation des personnels.

- Au delà de la création du faux statut privilégié des enseignant-e-s « expérimentés », l’EP1 s’accompagne d’une recrudescence de l’emploi précaire avec notamment les assistant-e-s pédagogiques, les Emplois Vie Scolaire sans compter les emplois Borloo chez les ATOSS.

- La contractualisation tous azimuts couplée à la carotte d’une hypothétique inspection annuelle dans ces établissements va dans le sens d’une main mise de la hiérarchie et non du développement d’un véritable travail d’équipe (multiplication des projets individuels aux dépens d’actions de plus grande envergure et envisagées sur le long terme...)

Une vraie réforme de l’éducation prioritaire passe notamment par des moyens pour tous et non de « faux » moyens pour quelques-uns :

- Une baisse significative du nombre d’élèves par classe

- Des dédoublements dans toutes les matières.

- Un temps de concertation inclus dans le temps de service (sans allongement du temps de travail)

- Des créations de postes statutaires et non précaires en conséquence : ATOSS, enseignant-e-s, COP, infirmier-e-s, personnels de vie scolaire, personnel spécialisé

- L’arrêt des mesures sécuritaires prises en particulier contre les élèves issus des quartiers populaires (collaboration entre l’école et la police, suppression possible des allocations familiales ou des bourses, note de vie scolaire, projet de loi sur la délinquance...)

LOIN DE LUTTER CONTRE L’ÉCHEC SCOLAIRE ET D’ORGANISER LA « RÉUSSITE » DES ÉLÈVES, CE DISPOSITIF VISE À ORGANISER ET RENDRE PLUS EFFICACE LE TRI SOCIAL, DE MANIÈRE SYSTÉMATIQUE.


Documents joints

tract ambition réussite sept 2006
tract ambition réussite sept 2006

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.