edito : ET POURTANT...

vendredi 6 octobre 2006

On peut légitiment être déçu de la faible mobilisation du 28 septembre dernier. Et pourtant, les motifs de lutte ne manquent pas et le stérile attentisme électoral ne joue pas en notre faveur : espérer un miracle des élections présidentielles semble tout à fait illusoire, l’absence jusqu’à présent de débat et la mise en exergue de petites phrases ne laissent rien présager de bon - tandis que se poursuivent le démantèlement du service public d’éducation et le flicage à l’école.

Ainsi le projet de loi de prévention de la délinquance (dite loi Sarkozy) est actuellement en discussion à l’assemblée nationale en dépit de son impopularité et de son refus de la part des personnels concernés. Cette loi porte atteinte aux libertés publiques et les travailleurs sociaux, psychiatres, enseignants refusent d’être les complices d’un fichage de jeunes et même de très jeunes enfants, stigmatisant une catégorie de la population ; associant pauvreté et délinquance.

D’autre part, dans l’éducation la casse des statuts, le renforcement de la hiérarchie continuent de façon insidieuse. Les TZR sont la cible privilégiée de cette rentrée. On les place sur n’importe quel poste, quelle que soit leur matière, notamment sur ceux de documentation, corps en péril. Est-ce là une manière pour habituer les profs à faire tout et n’importe quoi (cf les formations complémentaires au concours) ? Parallèlement, les conditions de travail ne cessent de se dégrader pour les élèves et les personnels. Les effectifs de classe augmentent mais fallait-il espérer qu’il en aille autrement avec la curieuse méthode de calcul rectorale : créations de postes insuffisantes dans le 1er degré, et nombreuses suppressions dans le secondaire d’où bon nombre de contractuels et vacataires sont éjectés. Les dédoublements en langue, quant à eux, laissent perplexe ! L’explication doit tenir d’une gestion des coûts qui s’accommode de ce genre d’incongruités : mettre dans une même classe des élèves débutants avec des élèves confirmés ou encore avec des exigences d’examen différentes. Pour les TOS, les questions demeurent par rapport à leur devenir dans la décentralisation. Les élections TOS qui auront lieu en décembre, ne disent rien quand au rôle des élus futurs.
Et malheureusement, le pire continue... il s’agit donc bien de continuer à défendre le service public d’éducation et proposer une école plus juste et émancipatrice.


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