Éducation en voie de privatisation

mardi 7 novembre 2006

Le projet de loi, qui devrait s’appliquer dès la rentrée 2007, remet en cause les décrets de 1950 relatif aux obligations de service des enseignants. Le résultat tangible est une détérioration générale des conditions de travail et un allongement du temps de travail avec la surcharge de tâches allant de pair. Les propositions de cette loi ne sont pas nouvelles, elles figuraient déjà dans d’autres projets de réforme (Allègre, Fillon...). L’objectif de ce projet est toujours le même : faire des économies (et sans doute mettre au travail ces feignants de profs). Au risque de nous répéter, il s’agit bien de diminuer les coûts de ce mastodonte de service public de l’éducation, au détriment de sa qualité. Les TZR cette année font les premiers les frais de cette remise en cause des statuts avec notamment leur nomination sur des postes de documentation. Du premier degré au supérieur en passant par les précaires, personne n’est en reste : multiplication des missions, augmentation des réunions non statutaires, explosion des contrats de droits privés...

Ces attaques des statuts ne sont pas neutres. Elles font partie d’un faisceau de mesures visant à casser les services publics afin de le privatiser, qu’il s’agisse de la poste, des télécommunications, de l’énergie, de la santé ou de l’éducation... Ainsi dans notre secteur comme dans les autres, la stratégie est claire. On commence par une stigmatisation : rien ne va dans l’éducation, trop de redoublements, trop d’absences d’enseignants, mauvaise méthode d’apprentissage de la lecture.... On constate également une précarisation rampante (pratiquement tous les corps sont touchés) et une détérioration des conditions de travail. Puis on dissocie de certains services (les TOS passés à la décentralisation) ouvrant la voie à une privatisation progressive au détriment d’un service public de qualité. Il semble bien que la machine diabolique soit en route. D’ailleurs, la réforme de la fonction publique laisse présager la fin annoncée des fonctionnaires.

S’il s’agit de choisir entre éduquer et punir, il apparaît que l’option du gouvernement est claire : punir. La loi de prévention de la délinquance transforme l’école en centre de contrôle social. La chasse aux sans papiers se poursuit et si un frein a pu être mis, c’est grâce à la solidarité qui s’est concrétisée autour du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF).


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