HALTE A LA REPRESSION SYNDICALE EN ALGERIE !

Solidarité internationale avec les travailleurs algériens
mardi 12 décembre 2006

Communiqué et pétition de soutien de la fédération des syndicats SUD Education aux syndicats autonomes algériens :

La délégation de Solidaires qui a rencontré du 27 novembre au 1er décembre les syndicats autonomes algériens, répondant à l’invitation du Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP), a pu constater l’ampleur de la répression dont ils sont l’objet de la part du gouvernement algérien, ceci avec les complicités des gouvernements et de la plupart des médias occidentaux.

Les syndicalistes autonomes des différents corps de métier, dont l’éducation, font l’objet de mesures de harcèlement permanentes : harcèlement moral, juridique, suspensions sans solde arbitraires pour certains depuis plusieurs années, menaces physiques !

A la suite de grèves, de sittings, ou tout simplement de l’usage de leur liberté d’expression, moyens de lutte pourtant reconnus par la constitution algérienne, le pouvoir se sert du prétexte de l’état d’urgence (toujours en vigueur depuis 92 !) pour déclarer ces actions illégales et briser les mouvements sociaux.

La représentativité de ces syndicats (un fait sur le terrain, puisque les grèves dans l’éducation à la suite de leurs appels unitaires ont pu mobiliser jusqu’à 94% des personnels de l’Education) leur est refusée par le gouvernement.

Une autre technique de casse des syndicats autonomes consiste, pour le pouvoir, à créer des bureaux parallèles et concurrents de ceux qui ont été démocratiquement élus afin de les discréditer et de les faire éclater. Les autorités multiplient ainsi les tentatives de corruption des militants des syndicats autonomes dans le but de les infiltrer et des les dissoudre : ce fut le cas du Conseil National Algérien des Professeurs de l’Enseignement Secondaire et Technique (CNAPEST), du Conseil National de l’Enseignement Supérieur (CNES) et de beaucoup d’autres syndicats du SNAPAP, qui continuent pourtant à résister.

Qui plus est, il leur est dénié le droit de se constituer en fédération interprofessionnelle, tout cela en violation flagrante du droit constitutionnel algérien en regard de leur représentativité réelle.

Pour ces raisons :

- Nous soutenons sans réserves nos camarades du SNAPAP, du CNAPEST, du Conseil des Lycées d’Alger, du Syndicat Algérien des Travailleurs de l’Education et de la Formation, du Syndicat National des Travailleurs de l’Education, du CNES ainsi que de tous les syndicats autonomes algériens et condamnons avec fermeté la répression dont ils font l’objet ainsi que la négation des libertés syndicales par le pouvoir algérien.

- Nous demandons ainsi au gouvernement algérien de respecter enfin toutes les libertés fondamentales des travailleurs.

- Nous dénonçons le silence du pouvoir français sur la situation réelle de la démocratie en Algérie, dont ces syndicats ainsi que les médias indépendants représentent pourtant le dernier espoir aujourd’hui, et nous lui demandons de dénoncer les entorses au droit international ainsi qu’aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail, dont il est pourtant signataire, que le gouvernement algérien commet quotidiennement.

Le pacte pétrole-gaz contre silence et déni doit être rompu !

- Enfin, nous saluons nos camarades syndicalistes et journalistes libres en Algérie, dont les combats représentent un exemple de courage et de détermination sans faille et les assurons de notre solidarité indéfectible !


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