ÉDUCATION ATTAQUÉE : N’ATTENDONS PLUS !

mercredi 31 janvier 2007

Le 25 janvier, 40% des collègues de Seine-St-Denis étaient en grève ; 1200 personnes de la région parisienne ont manifesté dans la capitale à l’appel de leur Intersyndicale. Depuis, des actions se poursuivent et des établissements ont déjà voté la grève reconductible.

Contre la dégradation des conditions de travail et de scolarisation de toutes et tous.

Dans le Secondaire : 701 suppressions de postes dans le Nord-Pas de Calais, augmentation du temps et de la charge de travail des enseignant-e-s, bivalence imposée, affectation banalisée sur 3 établissements, remise en cause de l’UNSS, réduction programmée de 20% des horaires d’enseignement et suppression de la quasi totalité des dédoublements dans le secondaire par la grâce du projet de décret Robien.

Pour les COP : menaces sur leurs missions (entretiens d’orientation menés par le professeur principal en 3ème, appel aux partenaires extérieurs...) avant leur disparition progressive.

Pour les TOS : Temps de travail déjà annualisé et de plus en plus lourd avec notamment la baisse du nombre de jours de congés.

Dans le Primaire : 2 misérables créations d’équivalents temps plein accordés du bout des lèvres dans notre académie. De nouvelles disciplines sont continuellement ajoutées (sécurité routière, TICE, etc). Les réunions se multiplient, le temps de travail augmente, les personnels spécialisés et les RASED disparaissent des classes.

Contre la mise au pas de l’éducation.

Dans le Premier Degré : Fichage des élèves, mise en place par décret des Établissements Publics d’Énseignement Primaire (EPEP), regroupements d’écoles managés par un super-directeur et des Conseils d’Administration et Pédagogiques où les Collectivités territoriales seront majoritaires, accélérant la décentralisation et la mise au pas pédagogique exigée par de Robien : lecture, grammaire, calcul.

Dans le Second Degré : Conseils pédagogiques avec des membres désignés par le chef d’établissement, contrôle pédagogique des collègues.

Pour les TOS : Suite à leur décentralisation c’est une double hiérarchie qui s’impose à eux (Éducation nationale et Collectivités territoriales) pour leur affectation, leur mutation et leurs congés.

Contre la répression syndicale avec les mutations et les suspensions d’office et la répression policière contre les militant-e-s (dont ceux de RESF), les élèves sans-papiers, les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s anti Fillon et anti CPE.

Contre la précarité.

Développement sans précédent des emplois précaires. C’est à ces personnels que l’on a d’abord imposé la flexibilité : assistant-e-s d’éducation, administratifs, emplois vie scolaire, contrats d’avenir, contrats d’aide à l’emploi, MAGE et divers CDI, etc.

Face à la mise à sac du service public d’éducation, créons un mouvement fort, prolongé, capable d’établir un vrai rapport de forces et de faire aboutir nos revendications. Organisons dès à présent des AG d’établissements et de bassins pour construire la grève reconductible.

Tous et toutes en grève le jeudi 8 février pour la défense du service public. Manifestation régionale, rendez-vous 14h30, Porte de Paris à Lille.

Dès le 8 au soir, faisons des AG partout où cela est possible pour envisager la reconduction.


Documents joints

tract 08 02 2007
tract 08 02 2007

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.