La faute au temps peut-être...

mardi 3 avril 2007

Un décembre printanier, un hiver doux et pluvieux, un regain de froid en mars, une neige tardive, des élections présidentielles à l’américaine, des sondages à gogo nouvel opium du peuple, et des ratons laveurs sans doute égarés... et l’on reparle de la « sinistrose », la faute au temps ? Bizarre début d’édito ! Mais que dire qui n’ait été dit ! Après des débuts d’actions prometteurs dans l’éducation, une réaction face aux attaques (décrets de 50 entre autre), la manifestation d’un ras-le-bol, l’agacement voire la colère des personnels du premier degré face aux provocations et au dénigrement ministériels (la grammaire par exemple), un nombre de grévistes non négligeable aux différents appels. Pourtant la sauce ne prend pas. L’amplification et l’élargissement d’une mobilisation font cruellement défaut. Dernièrement, la grève du 20 mars a été peu suivie.

Certes, le contexte est peu propice à l’enthousiasme. Le libéralisme économique continue à porter ses coups dans tous les secteurs. Les exigences du Médef et les pseudo réformes coïncident avec le credo, largement diffusé par les média, qu’il n’existe que cette voie pour être sauvé ! Et comment rester impassible quand on entend régulièrement « il faut remettre la France au travail » ! Comme si le chômage, la précarité galopante, l’augmentation des travailleurs pauvres n’existaient pas. Comme si la dégradation de la qualité des services publics, notamment celui de l’éducation, ne s’accentuait pas au point qu’il faille encore en restreindre les moyens.

Pour autant, faut-il espérer quelque chose des élections ? Cet attentisme ne peut être que stérile. C’est le bon moment pour faire entendre nos revendications, nos exigences pour le service public de l’éducation. Les motifs de colère ne manquent pas : suspicions quant au travail des enseignants du premier degré et danger de la mise en place des EPEP, remise en cause des missions des COP, précarité, décentralisation des TOS et aggravation de la hiérarchie, dégradations des conditions de travail des personnels, suppressions importantes de postes et conséquences de tout cela sur nos élèves. C’est maintenant qu’il faut agir ! Premier et second degré, ensemble, il est encore temps de construire un mouvement fort : boycott, grève reconductible pour faire entendre nos inquiétudes et surtout porter notre ambition d’un service public d’éducation de qualité ouvert à toutes et à tous, l’éducation est trop importante pour la laisser aux seuls politiciens.


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