edito : seule la lutte paie

vendredi 31 août 2007

Comme promis, l’entreprise de démolition Sarkozy & Cie kärcherise une politique sociale déjà mal en point. Le ministère de « l’identité nationale » soumet l’immigration « choisie » aux seuls intérêts du patronat pendant que le regroupement familial ou le droit d’asile sont réduits à presque rien. Dans le même temps, les expulsions se multiplient avec la barre fixée à 25 000 par an et avec elles, les rafles d’adultes comme d’enfants (Cf article p. 3) pendant que le chef d’État maintient la politique d’exploitation des pays pauvres et de soutien aux dictatures en place et affiche plus que jamais ses amitiés avec les plus grands patrons de ce pays (après les vacances Wolfeboro sous l’hospitalité des Agostinelli à 21900 € la semaine, Sarko court à l’université d’été du Medef...).
Si la France devient chaque jour un enfer pour les immigré-­e­-s, c’est aussi l’écrasante majorité de la population qui se trouve dans le collimateur. En effet, le gouvernement mène une véritable politique de classe en réduisant l’imposition des plus riches ou les droits de succession. Les classes populaires et même moyennes sont les dindons de la farce puisqu’elles vont payer toujours plus cher l’accès aux services publics, les soins médicaux... Cette droite de combat entend évidemment poursuivre la casse des services publics en annonçant le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux. L’école ne sera pas épargnée puisque 11 000 postes ne seront pas renouvelés alors que les logiques marchandes y sont de plus en plus prégnantes (Cf article p. 2).

Tout en organisant la régression sociale, les gouvernements successifs ont durci la répression contre celles et ceux qui luttent et plus généralement contre les classes populaires dans leur ensemble (omniprésence policière, vidéo-surveillance, fichage ADN, procès à n’en plus finir contre des militant-e-s anti-CPE, des faucheurs d’OGM ou encore des soutiens de sans-papiers, etc.). La lutte des sans-papiers de Lille met d’ailleurs en lumière les basses manoeuvres étatiques (Cf article p. 3).
Inspiré sans doute par la politique thatchérienne, le gouvernement entend encore réduire le droit de grève en imposant le service minimum dans les transports et en l’envisageant dans d’autres services publics comme l’Éducation Nationale. En détruisant les moyens de se défendre, il entend cantonner l’immense majorité des victimes au silence. L’actualité européenne nous a même appris qu’en Allemagne une grève dans les transports avait été interdite au motif qu’elle nuisait aux profits de l’entreprise !

Il faut riposter le plus rapidement et le plus collectivement possible ! Si la situation dans l’éducation justifie amplement que nous rentrions dans la lutte, nous devons oeuvrer à la construction d’un mouvement interprofessionnel qui soit à la hauteur des attaques dont nous sommes tous et toutes victimes ! SUD éducation appelle à participer à toute action dans chaque établissement scolaire et à prendre part aux combats des autres secteurs dont celui des transports. Passons à l’offensive, seule la lutte paie !

POUR UNE SOCIÉTÉ ÉGALITAIRE, POUR UNE ÉCOLE DÉMOCRATIQUE


Pour commencer la lutte, SUD éducation 59/62 appelle, avec l’intersyndicale académique, à une :

MANIFESTATION le mercredi 12 septembre 15h30 place aux Bleuets, Lille.


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