URGENCE SOCIALE : organisons la riposte

par la mobilisation de toutes et tous et la construction d’un rapport de forces unitaire, interprofessionnel et citoyen.
dimanche 9 septembre 2007

verso interpro du tract de rentrée de Sud Education 59/62 (le recto est ici

Plusieurs chantiers de destruction sociale ont été mis en œuvre cet été par N. Sarkozy et son gouvernement : le paquet fiscal ; la remise en cause du code du travail et particulièrement du CDI alors même que le conseil d’état s’est prononcé sur l’illégalité du CNE ; la remise en cause du droit de grève à travers le service minimum, le démantèlement accéléré de la protection sociale, la privatisation des universités, la suppression programmée de milliers de postes de fonctionnaires...

Autant de mesures qui marquent clairement la volonté de ce gouvernement de construire une société à 2 vitesses donnant encore plus à ceux qui ont déjà beaucoup et encore moins à ceux qui n’ont pas grand-chose et limitant les capacités d’expression et de résistance des salariés et des citoyens.

La suppression des cotisations patronales pour les heures supplémentaires :

Cette mesure est néfaste pour l’emploi : augmenter la durée du travail des salariés c’est réduire les embauches ; pour les salariés : la détérioration des conditions de travail s’accélère : nouvelles pathologies liées au stress, aux pressions, et à l’augmentation de la productivité ; pour les finances publiques : le surcoût des heures supplémentaires pour les employeurs sera payé par le budget de l’Etat, c’est-à-dire par nous tous (entre 3 et 5 milliards d’euros) ; pour la protection sociale : les recettes vont s’amoindrir et le gouvernement aura beau jeu d’invoquer le déficit de l’assurance-maladie ou les problèmes de financement des retraites pour imposer une franchise médicale ou une augmentation de la durée de cotisation retraite.

Un bouclier fiscal pour les privilégiés :

Sous couvert de valorisation du travail, le gouvernement fait un magnifique cadeau fiscal aux plus riches, et sans le dire supprime de fait l’impôt sur la fortune (ISF). Cette mesure devrait porter le déficit public à près de 3%, mais le gouvernement a pensé à tout puisque ce sont les plus défavorisé-e-s qui paieront la facture (hausse de la TVA et franchises médicales).

La TVA dite « sociale » :

La droite envisage une hausse de 3 à 5% de la TVA pour enrayer un déficit de l’assurance-maladie, qu’elle a elle-même entretenu par des baisses de cotisations patronales, mais aussi pour financer les nouvelles baisses de cotisations que représente la défiscalisation des heures supplémentaires. Le gouvernement tente un tour de passe-passe consistant à faire passer pour de la solidarité un transfert de taxes contribuant à affaiblir encore plus les ménages à faibles revenus.

Franchises médicales : Une médecine à deux vitesses

Sous couvert de « responsabiliser » le malade, l’instauration de ces franchises ponctionnera encore un peu plus le porte-monnaie des patients. En établissant un seuil annuel en dessous duquel les dépenses de santé ne seront plus remboursées, c’est le développement d’un système de santé à 2 vitesses qui nous attend, où l’accès au soin des plus pauvres sera découragé. Cette mesure prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2008 est socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

Remise en cause du droit de grève dans les transports :

La loi sur le service minimum, inutile pour les usagers et dangereuse pour les salariés n’a pour véritable objectif que d’attaquer directement les armes de la résistance sociale.

Inutile car personne n’est dupe des réelles motivations de cette loi, ni les salarié-e-s du secteur public qui le vivent au quotidien au travers de leurs conditions de travail et du manque d’effectifs, ni les usager-e-s des services publics qui en subissent directement les conséquences ; dangereuse car en réalité, ce que prépare le gouvernement, c’est l’épreuve de force contre les salarié-e-s. A terme il s’agit bien pour lui de remettre en cause les acquis sociaux obtenus par les luttes. Le droit de grève n’est pas négociable : il « est aux salariés ce que le droit de vote est aux citoyens. Il permet un équilibre des pouvoirs indispensable à toute démocratie »

JOURNÉE DE MOBILISATION CONTRE LA FRANCHISE MEDICALE LE SAMEDI 29/09

Pour plus d’information, consultez le site de Solidaires : www.solidaires.org


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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.