Dans la rue, unis contre les franchises médicales, pour l’accès aux soins pour tous Manifestation le samedi 13 octobre 15 h 30 place des Buisses (gare Lille Flandres) à Lille

tract de solidaires
mardi 9 octobre 2007

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) marque, avec l’instauration de franchises médicales, un pas supplémentaire dans la remise en cause du principe de solidarité inscrit pourtant au cœur de la sécurité sociale.
Cette mesure est annoncée comme étant le prélude à des “réformes” encore plus importantes en 2008 visant à « responsabiliser » les patients, comme si ceux-ci étaient responsables de leur maladie. En fait, les projets envisagés visent moins à faire baisser les dépenses de l’assurance maladie que de favoriser le développement des assurances privées complémentaires.

Une gestion comptable inopérante

Ces franchises - 50 centimes par boite de médicament et par acte paramédical, de 2 euros par transport sanitaire -, se rajouteraient ainsi au forfait hospitalier fixé à 16 euros, au forfait d’un euro sur tous les actes médicaux, à la participation forfaitaire de 18 euros sur les actes médicaux supérieurs à 91 euros, au ticket modérateur déjà existant et au déremboursement de médicaments dont nombreux étaient efficaces.

Cette mesure prolonge les orientations antérieures de gestion comptable de l’assurance maladie qui ont pourtant toutes échoué, le déficit augmentant régulièrement.

Une mesure injuste

L’instauration des franchises médicales vise en fait à instaurer une nouvelle logique au sein de l’assurance- maladie qui la ferait ressembler à une simple assurance privée.

Annoncée officiellement, après bien des cafouillages, pour financer le plan cancer et le plan Alzheimer, l’instauration de franchises médicales revient à faire payer les malades pour les malades.

Alors que dans l’assurance-maladie, chacun cotise en fonction de ses revenus et est soigné en fonction de son état de santé, la mise en place d’une telle franchise aboutirait à un accroissement des inégalités en matière de soins.

Une mesure inefficace financièrement

Les patients pour lesquels le coût de ces franchises pourrait poser un problème financier seraient dissuadés de se soigner. L’accès aux soins serait retardé, alors même que, plus un malade est pris en charge tôt, moins il coûte à la collectivité alors que cette mesure augmentera les dépenses de santé.

Une fois le principe d’une franchise admis, son montant pourrait être régulièrement augmenté.

Agir pour un système solidaire

Le déficit de l’assurance maladie ne vient pas fondamentalement d’un excès de dépenses, mais d’un manque de recettes.

Notre système de santé doit être réformé pour combattre les inégalités actuelles et pour faire une plus grande place à la prévention. Si les dépenses de santé doivent augmenter pour faire face aux besoins nouveaux de la population, il faut trouver des recettes nouvelles.

Il est particulièrement choquant que le gouvernement la taxation des stock-options préconisée par la Cour des comptes, et qui pourrait rapporter plusieurs milliards d’euros, alors qu’il vient de faire un cadeau fiscal d’environ 15 milliards d’euros en faveur des catégories les plus aisées de la population.

Alors que les profits des entreprises battent tous les records, aucune augmentation des cotisations patronales n’est envisagée.

Dans cette situation, après le succès de la journée du 29 septembre, il s’agit d’amplifier la mobilisation pour faire reculer le gouvernement.

Le 13 octobre, partout en France, sera une étape importante pour créer les rapports de forces nécessaires à la défense de la protection sociale.


Documents joints

tract solidaires 59/62 franchises médicales
tract solidaires 59/62 franchises médicales

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.