edito : Juppé avait plié, faisons plier Sarko !

vendredi 9 novembre 2007

Contrairement à ce qu’ont pu laisser croire les médias, le 18 octobre a bien été un succès : au-delà de l’Éducation Nationale, l’appel unitaire a payé. Certes, Sarkozy, à travers une manipulation médiatique dont il est devenu spécialiste a bien tenté par l’annonce de son divorce de faire diversion… mais les chiffres sont là : 300 000 manifestant-e-s sur la France, 25 000 à Paris, 70 à 80% de grévistes pour la SNCF, EDF-GDF, et la RATP, de nombreux grévistes dans les autres secteurs publics.
Ne nous laissons pas avoir par le discours dominant : quoi qu’en disent les médias, le progrès social et la « modernité » sont bien du côté des grévistes ; il s’agit non pas de défendre des « privilèges » mais de défendre à la fois un système de protection sociale et de retraite bâti dans l’après-guerre et inspiré des préconisations du Conseil de la Résistance, et un ensemble de lois protégeant les salarié-e-s après des siècles d’exploitation. A l’opposé, « l’archaïsme » est bien du côté des régressions sociales que veulent imposer le gouvernement et le Medef… sans parler des pratiques de caisse noire du plus gros syndicat patronal (l’UIMM) dignes d’un autre temps ou d’une République bananière ! La tentative de passer en force le TCE après retoilettage sans modification réelle en est encore un autre exemple.

Cette journée du 18 octobre ne constituait pas pour nous un but en soi, mais devait être le préalable à un mouvement fort, interprofessionnel et unitaire. Seul un tel mouvement peut en effet venir à bout d’un projet gouvernemental qui forme lui-même un tout et bénéficie, lui, d’une force unitaire (les forces patronales savent s’unir quand les salarié-e-s se divisent). Face à ces attaques qui vont toutes dans le même sens, il ne faut pas cloisonner les luttes mais opposer un refus franc et massif. A ceux et celles qui pensent que les revendications ne doivent pas être mélangées, nous répondons que les fameux « régimes spéciaux » constituent un enjeu de taille pour nous comme pour le gouvernement et que si Sarko gagne cette bataille, le reste passera facilement : en particulier l’allongement pour tou‑te-s de la durée de cotisation de 40 à 42 ans !

Le 20 novembre une nouvelle journée de grève dans la Fonction Publique, avec un appel encore plus large et unitaire, doit être l’occasion de poursuivre, d’élargir et d’amplifier ce mouvement. Déjà, un mouvement reconductible à la SNCF est prévu à partir du 13 novembre, et le 14 novembre dans le secteur de l’énergie. Les étudiant-e-s de leur côté, ont déjà commencé à bloquer les universités.

La lutte doit se construire à la base, en convainquant d’abord dans notre champ professionnel nos collègues, en discutant avec les parents d’élèves... car s’il est certain que l’avenir de l’Éducation Nationale dépend de l’issue de ce mouvement unitaire, il n’en demeure pas moins que ce mouvement ne pourra aboutir sans le soutien des personnels de l’éducation.

Nous devons construire un mouvement aussi fort qu’en décembre 1995 : face aux manifestant-e-s, Juppé, pourtant « droit dans ses bottes », avait plié, faisons plier Fillon et Sarkozy !

Pour construire un mouvement long de grève reconductible

toutes et tous en grève le 20 novembre

Manifestation à Lille, RV 14h00 Porte de Paris

Manifestations le matin à Arras, Boulogne, Calais, ...


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