LE 20 NOVEMBRE TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !

samedi 17 novembre 2007

Le 18 octobre ce sont des Cheminots, des salarié-e-s de la RATP, d’EDF-GDF, de La Poste, de France Telecom, de l’ANPE, des hôpitaux, du ministère de l’Agriculture, des Impôts, des collectivités territoriales, et de nombreuses entreprises privées qui se sont mis en grève et/ou ont manifesté.

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tract 20 novembre 2007
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affiche 20 novembre

Pourquoi nos revendications convergent-elles ?

Le président de la République et son gouvernement se sont lancés avec l’appui du Medef dans une grande entreprise de démolition sociale. Les différentes « réformes » ont deux objectifs principaux : soigner les intérêts économiques et gêner la contestation.

La loi sur le service minimum a pour véritable but la limitation du droit de grève.

La suppression de certains régimes spéciaux n’est que la suite de la déconstruction du système de retraite commencée en 1993 par Balladur et poursuivie en 2003 par Fillon (elle ne rapporterait qu’une somme marginale aux caisses de retraite alors que taxer les revenus des stocks-options rapporterait quatre à cinq fois plus).

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale marque, avec l’instauration de franchises médicales, un pas supplémentaire dans la remise en cause du principe de solidarité.

Le pouvoir d’achat est bloqué alors que l’État multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches (défiscalisation de la transmission du patrimoine ; diminution de la progressivité de l’impôt sur le revenu ; limitation considérable de la portée de l’ISF ; baisse des cotisations sociales des entreprises qui participe au déficit du système social français... ).

Les attaques contre les services publics pleuvent : suppression de plus de 23 000 emplois, privatisation du rail, de l’énergie, de la poste..., développement du salaire au mérite qui permettra essentiellement le renforcement de la hiérarchie, remise en cause des statuts pour étendre flexibilité et précarité...

Face à cette régression sociale programmée qui nous concerne tou-te-s, c’est tous ensemble qu’il faut lutter, c’est tous ensemble qu’il faut envisager les suites de la mobilisation du 20.

À l’université, la LRU en instaurant une concurrence entre les universités va confirmer le désengagement de l’État, la privatisation de l’enseignement supérieur et définitivement accentuer les inégalités.
Dans le primaire et le secondaire, le retrait de 11 200 postes viendrait s’ajouter aux milliers de postes supprimés depuis 5 ans, alors que les conditions d’encadrement et d’enseignement se sont encore dégradées. Moins de postes, c’est davantage d’élèves dans les classes, ce sont des options qui disparaissent pour ne plus exister qu’en centre ville -voire pas du tout-, ce sont des aides réduites aux élèves en difficulté. La logique libérale qui veut « moins de services, moins de fonctionnaires et moins d’État » va se traduire par des régressions inacceptables dont les premières victimes seront les élèves, a fortiori ceux des milieux populaires. Avec la suppression de la carte scolaire, ce sont les établissements qui choisiront leurs élèves : les inégalités scolaires en seront d’autant renforcées, et la fuite des élèves vers le privé sera accentuée.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans la dégradation des conditions de travail : toujours plus de recours à l’emploi précaire, décentralisation des Techniciens et Ouvriers de Service, menace sur les services administratifs, sociaux, de santé et d’orientation.

TOU-TE-S EN GRÈVE LE 20 NOVEMBRE POUR

- l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
- le maintien des régimes spéciaux de retraite, l’abrogation des mesures Balladur et Fillon, le droit à une retraite pleine pour tous, privé et public, après 37.5 annuités maximum de cotisation ;
- le maintien de la Sécurité Sociale solidaire et égalitaire, retrait des franchises, non à la TVA sociale ;
- le maintien et le développement des services publics et du statut du fonctionnaire.

CONSTRUISONS UN MOUVEMENT INTERPROFESSIONNEL RECONDUCTIBLE !

Manifestation à Lille 14h30 Porte de Paris ; mais aussi à Arras, Boulogne, Calais...


Documents joints

tract 20 novembre 2007
tract 20 novembre 2007
affiche 20 novembre
affiche 20 novembre

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.