La Fédération Sud éducation appelle à la grève interprofessionnelle reconductible à partir du 20 novembre

Retraites, Services publics, Salaires
mardi 13 novembre 2007

Après la grève du 18 octobre à laquelle ont participé des milliers de personnels de l’éducation nationale aux côtés des cheminots, des agents de la RATP, d’EDF-GDF, de La Poste et de France Télécom, des hôpitaux, de l’ANPE …et du privé, la grève du 20 novembre ne peut se limiter à un nouveau rendez-vous de 24 heures. L’histoire sociale récente nous a appris que ces mobilisations d’une journée, même extrêmement massives, ne suffisent pas à faire reculer ce type de gouvernement, pas plus que des journées d’action et de temps forts à répétition.

Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement sont lancés dans une grande entreprise de démolition sociale. Jamais un gouvernement n’a incarné à ce point la volonté du MEDEF. Pour museler les salariés, ils prétendent d’abord limiter le droit de grève dans les transports publics. Ils bloquent les salaires et en même temps multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches. Ils cassent les services publics en supprimant 1 fonctionnaire sur deux d’ici 2009 (11 200 emplois en moins dans l’education nationale). Ils cassent les statuts pour généraliser la flexibilité et la précarité. Ils poursuivent leur politique de casse des retraites après les réformes Balladur en 1993 et Fillon en 2003. Dans l’éducation nationale : des milliers de postes de titulaires et de précaires supprimés depuis 5 ans, la précarisation est générale, la décentralisation des TOS n’en finit plus de faire des ravages. L’Université est « légalement » privatisée… Face à cette régression sociale programmée, c’est touTEs ensemble qu’il faut lutter, c’est touTEs ensemble qu’il faut envisager les suites de la mobilisation, comme le font les cheminots et les agents de la Ratp appelant à la grève reconductible à partir du 14 novembre et qu’il faut rejoindre au plus vite ! La grève appartient à celles et ceux qui la font.

Sud éducation prendra toute sa place dans la mobilisation :

- Contre l’idéologie du « travailler plus pour gagner plus », contre le salaire au mérite. Pour des moyens de vie décents pour chacun et une augmentation de 300 € pour tous.

- Contre la précarisation de l’emploi et la destruction de l’école publique. Pour la défense des statuts. Pour des recrutements à la hauteur des besoins définis par les personnels. Pour la titularisation sans condition de tous les salariés précaires.

- Contre les atteintes au droit de grève, la répression des syndicalistes et des acteurs des mouvements sociaux, la traque policière de l’ensemble des sans-papiers.

- Pour le droit à une retraite pleine pour touTEs, privé et public, après 37,5 annuités de cotisation et avec le maintien d’un taux de liquidation à 75% minimum. Pour l’abandon de toutes les décotes et l’abrogation des lois Balladur (1993) et Fillon (2003).

La Fédération Sud éducation appelle à porter ces revendications dans des Assemblées Générales de grévistes afin de construire la grève interprofessionnelle reconductible seule à même de faire reculer ce gouvernement.

Nous appelons, dès à présent à les organiser pour préparer la grève et son extension de la maternelle à l’université et la recherche et dans l’ensemble des secteurs des fonctions publiques.

Plus largement, nous appelons les salariés du public et du privé, les précaires et chômeurs, les étudiants…à faire entendre leurs voix pour défendre et améliorer le service public, les statuts des personnels de la fonction publique, les droits sociaux, et l’ensemble des conditions de vie, d’étude, de formation et de travail.

TouTEs ensemble nous gagnerons !


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006