NON AU BAC PRO 3 ANS ET À LA SUPPRESSION DES BEP !

tract d’appel à la grève du 20 décembre de sud education 59/62
mercredi 19 décembre 2007

Avec la CGT, la CNT, FO, la FSU, le SNETAA-EIL, SUD éducation 59/62 appelle à une journée de

GREVE, LE JEUDI 20 DECEMBRE

Manifestation à Lille à 14h30, porte de Paris.

Une attaque sans précédent contre l’enseignement professionnel et technologique !

Une réforme anti-pédagogique et uniquement budgétaire !

C’est incidemment que l’on apprenait que le Ministre Darcos a décidé, sans la moindre concertation, de refondre entièrement les filières de l’enseignement professionnel. Aux deux années de BEP suivies des deux années de bac professionnel, il veut substituer un bac professionnel en trois ans.

Cette énième réforme n’a aucune justification pédagogique, méprise l’intérêt des élèves, et va même à l’encontre des statistiques et des recommandations des services du Ministère* concernant les bac pro 3 ans mis en place à titre expérimental et dérogatoire depuis quelques années.

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Non à la réalisation d’économies sur les élèves et les familles les plus fragiles !

Les élèves entrant en première année de BEP sont le plus souvent des élèves en échec scolaire au collège, des élèves qui ne sont pas sûrs de leur orientation, qui ont besoin de retrouver une confiance en eux et d’être valorisés par le système scolaire. C’est sur leur dos que le Ministère entend réaliser un maximum des suppressions de postes annoncées dans l’Éducation Nationale ainsi qu’une grosse économie budgétaire par la suppression d’un diplôme.

Non à la réduction du temps de formation !

L’insertion professionnelle de ces jeunes dépend, entre autres, de la qualité de la formation générale et professionnelle qui leur est donnée. Comment la maintenir en diminuant le parcours scolaire d’un an ? Et si elle est maintenue malgré tout, que vont devenir les élèves qui parviennent tout juste aujourd’hui à obtenir leur BEP ? Combien d’élèves sortiront sans qualification du système scolaire à la suite de cette contre-réforme ?

Non au remplacement du BEP par une « certification fantôme » !

Le Ministère prévoit de créer une sorte de « BEP fantôme » sous la forme d’une certification reçue au bout de la seconde année de bac professionnel. Mais elle ne vaudra rien sur le marché du travail, et ne correspondra à aucun référentiel ayant pris en compte les besoins des jeunes pour leur insertion professionnelle. Au mieux elle ne peut servir qu’à se dédouaner à bon compte des élèves qui décrocheront avant d’obtenir le bac. En réalité, le CAP serait ravalé au seul recours avant une sortie sans qualification du système scolaire.

Non à la réforme de l’enseignement technologique !

La création d’un bac professionnel en trois ans viendrait concurrencer directement les baccalauréats technologiques (SMS, STI, STG). À la réforme de l’enseignement professionnel il faut ajouter celle du technologique qui se prépare et vise à le fondre pour partie dans le général et pour une autre dans le professionnel. Le remplacement des bac technologiques par des bac professionnels signifierait une réduction de la formation générale notamment (philo, seconde langue vivante...). En outre l’instauration du bac pro trois ans signifierait la disparition de la première d’adaptation permettant aux meilleur-e-s élèves du professionnel d’accéder à un bac technologique.

Non à l’instauration du lycée unique qui se profile !

Si la disparition du bac technologique est crainte à court terme, c’est la condamnation du lycée professionnel lui-même qui est à craindre. Sa condamnation et l’intégration de ses formations dans des lycées polyvalents labellisés « lycées des métiers » signifieraient la fin du corps des PLP (professeur-e-s de lycée professionnel) dans les disciplines générales notamment, ainsi que la disparition de la spécificité du métier d’enseignant-e en lycée professionnel avec un public spécifique.

L’instauration du baccalauréat professionnel en 3 ans est en réalité une contre-réforme qui aurait pour effet de faire du second degré un système encore plus sélectif qu’il ne l’est actuellement : aux un-e-s les CAP d’insertion et les sections d’apprentissage strictement calibrées sur les besoins du patronat local, aux autres les sections professionnelles amputées d’un an.

Mais la raison d’être de cette réforme est d’initier une restructuration d’ampleur de l’enseignement au collège et au lycée avec comme objectif final :
- moins de formation
- moins de choix d’orientation
- moins d’heures d’enseignement
- et donc moins d’enseignant-e-s et moins de fonctionnaires en général

Déjà les rectorats travaillent à supprimer les premières années de BEP dès la rentrée 2008. En 2009 ce sera pas moins de 25% de postes d’enseignant-e-s en professionnel qui pourraient disparaître.

Pour mener à bien cette attaque sans précédent contre l’enseignement professionnel tout est fait pour cultiver le secret et empêcher l’unité des personnels par le traitement différencié des académies, des secteurs tertiaire et industriel, du général et du professionnel, ainsi qu’en mettant les établissements en concurrence pour conserver leurs formations.

C’est la raison pour laquelle Sud Éducation Nord Pas de Calais appelle tous les personnels à s’organiser dès
aujourd’hui pour mener la lutte la plus large et la plus unitaire possible.

NON AU BAC PRO 3 ANS ET À LA SUPPRESSION DES BEP !

En attendant la mise en place d’un réel enseignement polyvalent, ensemble, refusons la mise à la marge des élèves en difficulté et leur orientation par défaut vers l’apprentissage, et défendons un enseignement professionnel de qualité permettant la réussite et l’épanouissement de tou-te-s les élèves :
- une vraie formation professionnalisante de niveau V de type BEP, comprenant une aide aux élèves en difficulté
- l’équilibre entre formation générale et formation professionnelle
- un véritable statut scolaire pour tou-te-s avec rémunération des stages en entreprise

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affiche grève LP 20/12/07
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tract LP

* Le rapport de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale n°2005-102 de septembre 2005, ainsi que le bilan statistique 2006 du Bureau de la formation professionnelle initiale, de l’apprentissage et de l’insertion démontrent clairement le fort taux d’échec dès la première année (jusqu’à 38% en bac pro industriel) et recommandent la non suppression des BEP.


Documents joints

tract LP
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affiche grève LP 20/12/07
affiche grève LP 20/12/07

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.