Pour la fermeture des Centres de Rétention Administrative

Pour la régularisation de tous les Sans-Papiers - Pour la liberté de circulation
lundi 7 janvier 2008

Sud éducation appelle à la journée européenne de protestation du 19 janvier 2008

Les dix derniers jours de l’année 2007 ont vu se développer des révoltes de détenus dans plusieurs Centres de Rétention Administrative (CRA). Les détenus protestent contre les conditions de leur détention, contre les humiliations quotidiennes et les actes racistes de leurs gardiens. Ils protestent aussi et surtout contre le sort fait aux sans-papiers dans ce pays et contre la chasse à l’homme dont ils sont l’objet. Face à ces cris des « nouveaux damnés de la terre », la répression n’a pas tardé. Les coups sont tombés. Les supposés meneurs ont été déplacés puis rapidement expulsés.

Interpellé par le Réseau Education Sans Frontières sur ces conséquences de la « course au chiffre » en matière d’expulsion, le sinistre ministère de l’identité nationale et de l’immigration ne trouve rien d’autre à répondre que : « Il n’y a ni plus ni moins d’abus que les mois précédents, tous les étrangers en situation irrégulière ont vocation à retourner dans leur pays ». La Fédération Sud éducation salue la lutte courageuse des détenus des centres de rétention, elle dénonce la répression policière et se déclare disponible pour travailler au renforcement de ces mobilisations et de la solidarité nécessaire.

Le 19 janvier auront lieu dans plusieurs pays de l’Union européenne des manifestations de protestation contre l’emprisonnement dont sont victimes les sans papiers dans tous les pays européens et cela sans limite de durée pour certains d’entre eux. Ces Centres de Rétention Administrative sont de véritables prisons. La construction accélérée de nouveaux centres de rétention et l’externalisation à des pays comme le Maroc ou la Lybie (plus tard l’Ukraine…) de l’activité de tri des « candidats » à l’immigration vers l’Europe traduisent la mise en place d’une gestion industrielle des expulsions à l’échelle européenne. Là se met en place la politique « d’immigration choisie » voulue par Sarkozy comme doctrine officielle européenne. Là s’institue la privation de liberté comme modèle de gestion des personnes migrantes.

En France, ces centres ont vu passer près de 300 mineurs -y compris des nouveaux nés- en 2007, année durant laquelle plus de 21 000 sans-papiers ont été expulsés vers des pays où pour nombre d’entre eux leur vie même est en jeu. Toute l’année, les préfectures et les services de police ont eu recours à tous les moyens et tous les stratagèmes pour interpeller, placer en rétention et expulser à tout va. Rafles dans les transports et dans les rues, descente de police sur les lieux de travail, dans des magasins, dans les écoles, les collèges et les lycées. Convocations pièges, contrôles au faciès, interpellations à domicile, tout est bon pour faire du chiffre, même avec le risque de tuer. Et le gouvernement de prévoir 28 000 expulsions pour 2008.

Attachée à la liberté de circulation et d’installation, seule alternative aujourd’hui crédible face à la logique d’une Europe qui se renforce sans cesse comme forteresse xénophobe, la Fédération Sud éducation revendique la fermeture pure et simple de tous les Centres de Rétention Administrative.

Elle s’associe à l’appel du Réseau Education Sans Frontières et appelle les personnels de l’Education nationale et plus largement tous les citoyens à participer aux manifestations du samedi 19 janvier organisée partout en France et en Europe devant les Centres de Rétention Administrative.

La fédération Sud éducation appelle à renforcer les collectifs unitaires qui préparent la réussite de cette journée européenne de protestation.


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006