"DEBAT" SUR L’ECOLE

COMMUNIQUE DE PRESSE de la FEDERATION DES SYNDICATS SUD EDUCATION
mardi 30 septembre 2003

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Saint Denis, le 30 septembre 2003

Suite aux grèves du printemps dernier, le gouvernement a lancé à grand renfort médiatique, un « 
débat national sur l’avenir de l’école ». Cette initiative, parodie de « dialogue social », nie les
revendications et les réflexions issues des assemblées générales tenues lors de ce mouvement.

- Pendant des mois, les Emplois-Jeunes se sont battus contre leur retour au chômage programmé : le
gouvernement les a envoyés pointer à l’A.N.P.E.
- Les étudiants surveillants ont lutté contre leur disparition annoncée, en vain.
- Les personnels en grève ont manifesté contre le transfert des Techniciens Ouvriers de Service
(T.O.S) aux collectivités territoriales : cette mesure n’est retardée que d’un an. Quant aux
administratifs, pas encore concernés par la décentralisation, le budget 2004 prévoit la suppression
d’un millier de postes.
- Les personnels se sont opposés au nouveau statut d’assistant d’éducation, pourtant ils sont
recrutés, même lorsque les C.A des établissements se sont prononcés contre.
- Le refus de la précarité reste une revendication majeure. Pourtant, les contractuels recrutés en
2002 n’ont pas, pour la plupart, été réembauchés en 2003 : leur titularisation n’a jamais été
envisagée. À l’opposé des 18 000 enseignants supplémentaires promis par Luc Ferry en Janvier 2003,
le budget 2004 prévoit 4000 suppressions de postes dans le secondaire.
- Enfin, loin de sauver le système des retraites par répartition, la loi Fillon a ouvert ce marché
trés lucratif aux banques et aux assurances tout en prolongeant la durée de cotisation à 40 ans.

Après toutes ces régressions sociales, ce gouvernement ose prétendre engager un débat ! SUD
Education n’est pas dupe de cette mise en scène destinée à légitimer une politique éducative
libérale déjà engagée.

Nous appelons les enseignants, les I.A.T.O.S.S., les MI-SE, les Emplois-Jeunes, les titulaires et
les précaires, les parents d’élèves, les étudiants à dénoncer cette mascarade par des actions de
protestation (A.G interprofessionnelle, débats alternatifs, boycott, manifestations, grèves…)
notamment le 23 Octobre 2004 à Paris, jour ou la commission Thélot présentera son diagnostic au
Conseil Supérieur de l’Education.


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Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006