Les services publics sont trop importants pour que leur avenir soit décidé sans nous !

lundi 21 janvier 2008

Appel de la fédération SUD éducation à la grève pour le 24 janvier 2008 et à la construction d’un mouvement intercatégoriel et interprofessionnel à la hauteur des attaques.

Dans le cadre général de leur destruction programmée, l’urgence est à la mobilisation !

Dans la continuité des politiques de ces dernières années, la fonction publique est menacée : c’est un gigantesque plan social qui s’annonce. Le gouvernement va supprimer 35000 postes de fonctionnaires chaque année à partir de 2009. L’Education Nationale, quant à elle, perdra 11300 postes pour la rentrée 2008 et 80000 d’ici 2012.

Cette saignée à blanc s’accompagne d’une remise en cause frontale du statut des agents de la fonction publique avec l’introduction de contrat de droit privé de « gré à gré » : l’objectif à terme est de casser le statut de fonctionnaire et de généraliser encore plus les emplois précaires, sous payés et surexploités.

Le non-remplacement d’1 fonctionnaire sur 2 est présenté abusivement comme un moyen d’augmenter les salaires : or il n’en est rien, le gouvernement refuse une augmentation des salaires malgré l’inflation. Il faudrait accepter de gagner moins tout en travaillant plus et dans des conditions plus difficiles !

De la maternelle à l’université, les réformes envisagées ont comme objectifs la marchandisation de l’école et la mise en concurrence des salariés, des établissements et des élèves.

- suppression de la carte scolaire
- mise en concurrence des établissements
- contrôle renforcé des élèves et des enseignants par l’informatisation des données
- évaluation des professeurs des écoles sur le critère de la réussite des élèves
- renforcement du poids de la note administrative par rapport à la note pédagogique
- suppression d’un an de formation pour les élèves de l’enseignement professionnel et conditions d’études dégradées par l’augmentation des effectifs par classe et de leur hétérogénéité
- intégration d’une partie de l’enseignement technologique à l’enseignement professionnel
- loi d’autonomie à l’université avec renforcement du pouvoir des présidents, accroissement de la précarité, saccage de la condition étudiante
- allongement de la durée de cotisation pour une retraite au taux maximum

Il faut massivement les refuser, seule la mobilisation peut faire reculer le gouvernement !

Le 24 janvier soyons touTEs en grève, dans les manifestations et les assemblées générales pour dire NON aux suppressions de postes, NON à la précarité, OUI à un service public de qualité


Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

Inscrivez-vous pour recevoir des informations régulières de SUD éducation

samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006