appel intersyndical à la grève le 29 février

jeudi 14 février 2008

Le ministère de l’Education annonce la suppression de 687 postes d’enseignants dans l’académie de Lille. Avec un recul de 1,86% du nombre d’élèves dans le secondaire, ce sont 2,54 % des postes existants qui seraient ainsi supprimés, avec des mesures brutales dans les établissements, parfois supérieures à 10 suppressions, notamment dans les lycées techniques, mettant en péril les équipes et parfois les établissements eux-mêmes.

L’an prochain, cela signifie une nouvelle charrette de suppressions de postes fixes, l’augmentation des compléments de service et des heures supplémentaires imposées ainsi que le chômage pour les personnels précaires. Partout on annonce des classes plus chargées, des difficultés accrues pour les élèves. A cela s’ajoute la baisse du nombre de places offertes aux concours.

Il faut y ajouter la suppression de 29 postes d’administratifs dans les établissements, de 35 postes d’étudiants surveillants, plus 26 suppressions au titre du programme financier « soutien de la politique scolaire ».

Dans le 1er degré, l’académie toujours en situation déficitaire ne remplit pas toutes ses missions : éducation prioritaire, réseaux ambitions réussite, remplacements, formation initiale et continue, école rurale… Aucune création n’est prévue, malgré le recrutement d’une centaine de personnels sur la liste complémentaire, palliant la baisse du nombre de places au concours. Cela aura pour conséquences de nombreuses fermetures de classes, la diminution drastique des moyens alloués aux REP, politiques l’affaiblissement programmé de la scolarisation en maternelle et un « transfert » brutal de 39 postes du Nord vers le Pas de Calais. Ignorant les revendications portées par la profession, contraignant ainsi les personnels à recourir à la grève : le ministre met en place, par pure provocation, un service de garderie communale subventionné par les retraits sur salaires des grévistes. Cette annonce, expérimentée le 24 janvier dernier, voulant restreindre le droit de grève, a fait apparaître de nombreux dysfonctionnements, des questions autour de la responsabilité, et des pressions sur les personnels territoriaux.

Pour des raisons budgétaires et idéologiques, le gouvernement persiste dans sa volonté de casse du service public entamée depuis des années. En 5 ans, ce sont près de 5000 emplois supprimés, et cela sans tenir compte de la difficulté sociale accrue (taux de chômage, illettrisme). Pourtant dans notre région, les indicateurs témoignent de la difficulté scolaire et de la nécessité de renforcer considérablement les moyens.

La casse du service public, c’est aussi la réforme imposée des bacs pro (bac pro en 3 ans et suppression des BEP), les menaces sur les formations en lycée, l’absence d’ambition pour le collège, les projets de réduction massive des horaires (jusqu’à 25% en lycée), l’abandon du cadre national de formation (en collège par exemple suppression des moyens consacrés à l’aide individuelle dans le cadre des enseignements au profit de l’accompagnement éducatif, encadré par des personnels peu qualifiés) et aussi la déprofessionnalisation des SEGPA.

La casse du service public, c’est aussi l’absence de toute création d’emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche, la réforme des Universités (loi Pécresse) et la pénurie budgétaire.

La casse du service public, c’est également la baisse du nombre d’heures d’enseignements aux élèves dans le premier degré et l’expérimentation des EPEP.

La casse du service public, c’est encore, sous couvert de 3 créations de postes d’infirmières, que le Recteur d’Académie redéfinit les missions des infirmières conseillères de santé pour palier à un déficit criant en matière de droit d’accès à la santé.

La casse du service public, c’est enfin la détérioration de la situation matérielle des actifs et des retraités : l’année 2007 a été une nouvelle année de perte de pouvoir d’achat et malgré l’ampleur de la grève du 20 novembre 2007, le ministre de la Fonction Publique s’obstine dans sa volonté de privilégier l’individualisation et la rémunération au mérite. Dans l’académie, les personnels en ont déjà mesuré les conséquences : barèmes de la hors classe et avancement au mérite pour les personnels administratifs.

L’intersyndicale régionale de l’Éducation exige :
- Le maintien des postes l’abondement des moyens (arrêt du recours au précaires, diminution des heures supplémentaires, recrutement de personnels statutaires) pour permettre à l’Education Nationale d’amener tous les jeunes au plus haut niveau de formation.
- Le retrait de la réforme imposée du bac professionnel en 3 ans, le maintien des 3 voies de formation après le collège et la création de passerelles entre tous les niveaux actuels.
- La revalorisation des salaires pour compenser les pertes du pouvoir d’achat et l’augmentation du point d’indice.
- L’ouverture de véritables négociations qui fondent la revalorisation du métier non sur l’individualisation et le mérite, mais sur le maintien et l’amélioration des statuts.
- L’abrogation de la loi Pécresse et une vraie réforme de l’enseignement supérieur.

L’intersyndicale régionale de l’Éducation appelle tous les personnels :
- à s’inscrire dans un plan d’action académique avec une manifestation régionale mercredi 6 février à 16h, place du général de Gaulle à Lille,
- à une journée de grève le vendredi 29 février,
- à une journée nationale d’action dans l’éducation en mars avec l’ensemble de la Fonction Publique.

Elle entend poursuivre les actions sur les questions de carte scolaire.

Aux revendications sur les salaires et les pensions, il nous faut ajouter et porter haut et fort la revendication sur l’emploi et sur l’avenir de l’école !

L’intersyndicale régionale de l’Éducation ( FSU - CGT - SUD - SNETAA EIL - FO - CNT )


Documents joints

affiche sud educ grève 29 février
affiche sud educ grève 29 février

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.