Mobilisation nationale le 5 avril 2008 en soutien aux sans-papiers

lundi 10 mars 2008

Voici l’appel du collectif "Uni-e-s contre une immigration jetable" pour la mobilisation nationale du 5 avril :

Une politique qui nie les droits fondamentaux

L’acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l’immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l’UE et travailleurs du reste du monde, il a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’avenir toute opération de régularisation d’envergure.

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’identique iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de l’immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?

Une politique du chiffre qui tue

Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu’ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe…. Chaque jour la descente dans l’ignominie s’accélère. Cet acharnement répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l’aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.

Une politique qui réprime la solidarité

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

Afin d’aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public…


Une politique qui instrumentalise l’immigration au profit d’une politique antisociale et liberticide

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l’opinion des vrais problèmes : pouvoir d’achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations….

Cette politique qui fait système est aujourd’hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour "l’identité nationale". Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.

Nous refusons cette politique ultra-libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une "immigration choisie", permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d’immigration de travail.

La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.

Ce projet de société n’est pas le nôtre !

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
- La suppression du ministère de "l’identité nationale",
- L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
- L’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
- L’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
- L’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
- La mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
- Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
- Des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
- La régularisation des sans papiers,
- L’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
- Une politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.
- Pour une société fraternelle et solidaire,
un sursaut citoyen s’impose.

- nous manifesterons tous ensemble :

le 5 avril à Paris
14H30 Place d’Italie


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Brèves

2012 : année des records pour les expulsions, et ça continue...

lundi 28 janvier 2013

Le ministère de l’Intérieur a publié son palmarès 2012 : 36 822 personnes, hommes, femmes, enfants expulsés contre 32 912 en 2011 (+ 11,9 %).

On ne peut que ressentir de la honte à l’énoncé de tels chiffres, des dizaines de milliers d’existences brisées, des gens chassés, humiliés, spoliés, des familles écartelées entre les continents. L’Amicale de Maliens expulsés (AME) assure que les expulsés « finissent mendiants, fous ou suicidés ». Bravo à tous ceux qui organisent et prêtent la main à une si belle mission.

Outre l’invraisemblable collection de drames que représentent ces chiffres, ils aboutissent, de fait, à valider la politique antérieure dont chacun sait qu’elle n’avait aucune incidence sur les flux migratoires, mais tout à voir avec les calculs électoraux. Si pourtant le gouvernement de gauche fait, un peu plus, un peu moins, ce que faisait celui de droite, c’est que Sarkozy avait raison. Une façon irresponsable de préparer le retour au pouvoir de la droite, version pain au chocolat.

Dès lors, la question est de savoir ce que vont choisir les militants du parti socialiste, ses élus et nombre de ses responsables qui, des années durant, ont manifesté contre les mesures Sarkozy, ont accompagné les sans papiers, les ont protégés, parrainés.

Il est des questions qui mettent en jeu les principes. Nous y sommes. Se taire serait participer à cette politique, en être complice.

Conférence : Droits de l’Homme et Immigration à Lille 1 18h30 (13/11)

jeudi 13 novembre 2008

A l’université des sciences et Technologies de Lille 1. Espace Culture (Métro Cité Scientifique)

Conférence : Droits de l’Homme et Immigration

13 novembre 18h30

ENTREE LIBRE

Par l’USTL ( l’Unversité des Sciences et Techonologies de Lille ) et le CRDTM ( Centre Régional de Documentation et d’Information pour le Développement et la Solidarité Internationale ) avec la participation du Cercle de Silence de Lille

Les vagues successives d’immigrants font partie de notre histoire. Voulues ou forcées, économiques, politiques, environnementales, les migrations vont dessiner demain un nouveau monde qu’il convient d’anticiper pour ne pas le subir.

Intervenant : Emmanuel terray, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, du Cedetim, spécialiste des migrations.

Animateur : Régis Verley, journaliste.

Information au : 03.20.43.69.09 (Espace Culture) ou 03.20.53.80.14 (CRDTM).

Métro Cité Scientifique, suivez la rame de métro aérienne en direction de la bibliothèque universitaire, l’Espace culture est sur votre droite.

Manifestons à Paris le 5 avril contre les attaques subies par les étranger-e-s et pour marquer notre solidarité sans frontières

samedi 5 avril 2008

A l’appel de l’UCIJ, du RESF et de comités de sans-papiers, mobilisation nationale le 5 avril. Dans le Nord Pas de Calais, appel à participer à la manifestation parisienne (14h30 place d’Italie). Des départs collectifs sont prévus depuis Lille et Arras.

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Pétition pour la régularisation de tous les sans-papiers grévistes de la faim

mardi 29 janvier 2008

Afin de réclamer la régularisation de tous les sans papiers qui ont participé à la grève de la faim cette été, venez signer la pétition sur le site suivant :
site du RESF 59-62

22 octobre grève de soutien à Florimont Guimard

mardi 9 octobre 2007

militant RESF poursuivi pour avoir soutenu des sans-papiers

Lire l’appel de sud educ 59/62 et l’appel fédéral

17 octobre manif sans-papiers

mardi 2 octobre 2007

Comme tous les mercredis, manifestation de soutien aux sans-papiers 18h00 place de la République.

10 octobre manif sans papiers

mardi 2 octobre 2007

Comme tous les mercredis, manifestation de soutien aux sans-papiers 18h00 place de la République.

vers le fichage ADN des immigré-e-s ?

vendredi 14 septembre 2007

Les immigré-e-s désireux d’obtenir un visa de plus de trois mois dans le cadre du regroupement familial pourraient à présent se voir imposer un test d’ADN. C’est le sens d’un amendement déposé par le député Thierry Mariani et voté mercredi par la commission des lois de l’Assemblée nationale, dans le cadre de la loi sur l’immigration qui sera examinée mardi.

27 juin 15h00 Gd Place : rassemblement RESF.

vendredi 22 juin 2007

A l’appel du RESF 59, RASSEMBLEMENT MERCREDI 27 JUIN à 15H GRAND PLACE - LILLE en solidarité avec les élèves sans papiers.
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29 mai 2007 9h30 Tribunal administratif Rassemblement contre OQTF

mardi 22 mai 2007

Le RESF appelle à un rassemblement pour soutenir un élève sans papiers menacé d’une OQTF (Obligation à quitter le territoire français)

Adresse du Tribunal : 143 rue Jacqemars Giélée, Lille (près du Bd Vauban).

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