edito : « Eh ben casse-toi, pauvre… euh, pauvre, tout court… »

lundi 10 mars 2008

Ouais, parce que vous croyiez que l’ascenseur social, ça passait par l’école. On va vous réexpliquer. L’Éducation Nationale, pour les pauvres, ça marche pas. Ils font que reproduire ce que font leurs parents.
Comme ça marche pas, a-t-on vraiment besoin de tout ce personnel ? Par exemple, dans la région, on supprime 777 postes (en plus des suppressions des années précédentes). Ça veut dire des classes encore plus chargées et des heures sup’ pour les enseignant-e-s qui accepteraient. Qui pâtira de ces conditions de travail ? Surtout les pauvres élèves en difficulté… et les enseignant-e-s.
Certains élèves s’en sortent grâce à l’enseignement professionnel ? Ça coûte encore trop cher, on leur supprime une année (« réforme » des BAC Pro).

Mais à quoi servent toutes ces études pour ces pauvres qui ne trouvent pas de travail ? Flanquons-leur du socle commun, en recentrant les savoirs sur la Marseillaise et le lever de drapeau - et avec moins d’heures de cours pour économiser du prof (BO du 20/02/08 du premier degré).
La suppression de la carte scolaire et l’autonomie annoncée de plus en plus forte des établissements (rapport Pochard) installent la concurrence généralisée. Cette concurrence est renforcée par les suppressions de filières dans certains établissements, corollaire de la spécialisation des établissements du secondaire. Comment alors orienter les élèves ? Ces derniers et leurs parents ne pourront bientôt plus compter sur les COP et les CIO dont on organise sciemment le démantèlement au profit d’une orientation inféodée au patronat local.

Le but apparaît alors clairement. Les plus défavorisés devront se contenter dès le Primaire d’une éducation au rabais et fournir de la chair à patrons à cette chère croissance qu’on veut « libérer » (rapport Attali).
Et les fruits de cette croissance ? Aux plus riches, qui pourront, eux, choisir les « meilleurs » établissements, compléter l’éducation de leurs enfants via des organismes privés…

Si on ajoute à ça le démantèlement de la protection sociale (franchises médicales, réforme des retraites, attaques du code du travail…) et la mise à sa c de la culture, c’est un avenir radieux qui s’ouvre pour des inégalités déjà fortes.

Alors il est temps de résister pour imposer un autre partage des richesses économiques et culturelles. Certain-e-s l’ont compris et les conflits sociaux se développent dans l’ombre médiatique (grèves contre les licenciements dans des sites industriels, pour de meilleures conditions de travail dans les supermarchés…). C’est tous ensemble, salariés du public et du privé qu’on pourra contrer cette politique du « travailler plus » au profit de ceux qui ont déjà tout.

Il faut donc mobiliser pour la grève et les actions du 18 mars, pour une éducation égalitaire. Et refuser les heures supplémentaires tant qu’on peut encore. Faire les contre-réformes qui sont lancées impose de faire sauter nos statuts (rapport Pochard). Alors, pour un printemps plus gai que l’année dernière, faisons-leur comprendre quel est notre choix.

SECOND ET PREMIER DEGRÉ,

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 18 MARS

MANIF À LILLE, 14H30 PORTE DE PARIS


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