A notre mobilisation, Sarkozy/Darcos répondent : service minimum contre le droit de grève !

Communiqué fédéral 17 mai 2008
lundi 19 mai 2008

300 000 personnes ont manifesté sur tout le territoire le 15 mai avec en tête les enseignants, les lycéens, les étudiants mais aussi les personnels des autres services publics, impôts, ANPE/Assedic…

Dans l’éducation nationale, plus de 60 % des enseignants étaient en grève dans les écoles, plus de la moitié des personnels du secondaire. Les cortèges de l’enseignement supérieur et de la recherche étaient aussi très revendicatifs dans leur refus réaffirmé de la loi sur l’autonomie des universités et l’ensemble des mesures de casse de la recherche.

Les chiffres sont éloquents : Paris (60 000 manifestants), Marseille (30 000), Nantes (7 000), Grenoble (15 000), Toulouse (15 000), Lyon, Bordeaux (10 000), Perpignan (5000), Blois (2000), Angers, Nîmes (4000), La Roche sur Yon (4000), Strasbourg (3000), Rouen (8000), Rennes (30000), Caen (8000), Le Mans (7000), Lille (6000)…

Au soir du 15 mai, certaines coordinations d’établissement en lutte ont reconduit le mouvement dès le 16 mai en région parisienne, dès le 19 mai à Nantes lors d’une AG de 400 personnes, d’autres appellent à reconduire la grève à partir du 22 mai comme à Angers… Sud éducation est partie prenante des différents niveaux d’organisation que se donnent les personnels notamment dans les coordinations régionales. Avec l’ensemble des travailleurSEs de l’éducation nationale, nous appelons à poursuivre la résistance à la politique éducative, sociale et politique de ce gouvernement des nantis et des patrons.

Car nous n’avons rien obtenu contrairement à ce que certaines organisations veulent nous le faire croire !

Sur les BEP qui demeureront des voies de garage face à la concurrence des BAC pro en 3 ans, sur les 11200 suppressions de postes avec à l’horizon 2012 80000 postes en moins, sur la flexibilisation et l’augmentation du temps de travail des enseignants du premier (avec 108 heures annuelles) et du second degré (avec les heures sup imposées), sur l’accroissement dramatique de la précarité chez les personnels non titulaires, sur les nouveaux programmes réactionnaires dans le primaire, sur la généralisation de Base-élève…

C’est pourquoi il faut continuer à se mobiliser.

La Fédération Sud éducation avec Solidaires appelle à la grève le 22 mai et à sa reconduction, avec les secteurs public et privé contre le passage à 41 annuités pour les retraites. La Fédération Sud éducation appelle aussi à manifester le 24 mai à l’appel des fédérations de l’éducation nationale, nouvelle étape de la lutte contre la politique éducative et politique en œuvre. La Fédération Sud éducation regrette la multiplication des journées d’action depuis la rentrée 2007 qui épuisent et divisent les personnels. Seule la grève reconductible interprofessionnelle peut stopper le rouleau compresseur libéral et conservateur de cette « démocratie » blindée qui pratique la répression (expulsions et rafles de sans papiers, violence dans les centres de rétention, interpellations, mises en examen de militants syndicaux ou associatifs, exclusion de lycéenNEs ou d’étudiantEs) et précarisent des millions de personnes en les privant du droit de vivre dignement.

La grève générale interprofessionnelle est une perspective qui fait peur à ce gouvernement dont les réformes s’accélèrent malgré leur impopularité : que ce soit sur les retraites, l’ensemble des mesures Darcos, la RGPP (réforme générale des politiques publiques), la loi sur la mobilité des fonctionnaires, la travail forcé des chômeurSes, l’assurance maladie…

C’est pourquoi Sarkozy veut engager l’épreuve de force sur le droit de grève notamment des enseignants. Et ce n’est pas une quelconque bataille constitutionnelle qui nous permettra de défendre notre droit à cesser le travail mais bien notre détermination à poursuivre la mobilisation en utilisant la grève comme moyen de faire entendre nos revendications. Jouer les parents défavorisés contre nous en affirmant qu’ils seraient plus fragilisés par nos grèves et faire du service minimum un outil de « justice sociale », c’est reléguer Orwell au panthéon des oubliés.

Et c’est pourquoi Sud éducation appelle à la poursuite de la mobilisation sous toutes ses formes :

- Refus des suppressions de postes et d’options, des heures supplémentaires, de la surcharge des effectifs, des bacs pro en 3 ans et de la « suppression » de fait des BEP concurrencés par la généralisation des Bacs pro 3 ans. Refus de la suppression de la carte scolaire. Création de tous les postes nécessaires (enseignants, vie scolaire, d’orientation, médicaux, sociaux, TOS).

- Refus des conclusions de la commission Pochard, du démantèlement de la fonction publique, de la suppression de la garantie d’emploi pour les fonctionnaires, de la précarité ; titularisation des précaires.

- Refus dans le premier degré des nouveaux programmes, des heures de soutien imposées, boycott des évaluations nationales, des stages de « remédiation », de Base-élève.


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006