Ne baissons pas les bras !

samedi 21 juin 2008

Malgré l’ampleur des mobilisations en mai et juin et le fort mouvement lycéen engagé en mars, les actions de longue durée menées dans certaines académies (région parisienne, Toulouse, Loire Atlantique) et dans certains établissements du Nord/Pas-de-Calais (Avion, collèges Ambition Réussite de Roubaix et Tourcoing contre la suppression d’un des deux postes d’assistant-e social-e, etc.), le gouvernement maintient sa casse du service public d’éducation. Les suppressions de postes sont maintenues et on en annonce plus de 20 000 pour la rentrée 2009. Avec les mesures Pochard adaptant les enseignant-e-s à la loi de mobilité dans la Fonction Publique (RGPP), nos conditions de travail et toutes nos garanties collectives sont remises en causes.

Du premier degré au supérieur, il nous faudra gérer la répartition individuelle des pénuries, à savoir les heures supplémentaires au détriment de la qualité du service et d’une revalorisation globale des salaires.

Face à une telle surdité, le gouvernement n’offre d’autre choix que de peser sur les examens. Des collègues de lycées, suite à des décisions collectives et à des préavis déposés par SUD éducation, ont fait grève et agi lors des épreuves de baccalauréat (notamment au lycée Henri Darras de Liévin, au lycée Marguerite de Flandres de Gondecourt...). Les professeurs de philosophie comptent poursuivre les actions lors des commissions de correction.

Des collègues de collège ont déjà adopté le principe de faire grève et d’agir les jours des épreuves de brevet. C’est pour cela que :

SUD éducation 59/62 appelle donc l’ensemble des personnels à faire grève et à agir lors des jours d’épreuves du brevet les 26 et 27 juin.

Les initiatives se développant dans un nombre croissant de collèges et afin de solidariser et d’essayer de fédérer les différentes luttes, vous pouvez contacter Sud Education 59/62 pour faire part de vos initiatives. Sud-Education 59/62 s’engage à faire le relais et à transmettre les informations.

Cet appel n’est évidemment pas une énième rodomontade ou une preuve stérile de radicalité. C’est un moyen de construire un mouvement d’ampleur long, capable de faire plier le gouvernement.
Dans ce contexte de casse sociale, ce n’est pas seulement l’Éducation ou même la seule Fonction Publique qui sont engagées dans le combat puisque c’est l’ensemble des salarié-e-s qui est attaqué et qui se défend. Au moins 500 000 personnes ont manifesté contre la remise en cause de la durée légale du travail et pour la défense des retraites par répartition avec un retour aux 37,5 annuités pour tou-te-s. De plus, on ne compte plus les salarié-e-s de boîtes privées qui luttent pour des augmentations de salaire, sans parler des travailleurs/ses sans-papiers toujours en grève pour leur régularisation et la jouissance de leurs droits.

Ce mouvement doit se poursuivre dès la rentrée, notamment avec le refus collectif des heures supplémentaires non statutaires.


Documents joints

tract grève brevet
tract grève brevet

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.