Du grain de sable dans l’engrenage...

dimanche 7 septembre 2008

Les journées de grève professionnelles et interprofessionnelles se sont multipliées lors de l’an dernier, certaines avec une forte mobilisation. Néanmoins, cette régularité sans résultat immédiat et sans réponse du gouvernement a pu décourager certains. Or les autorités ne réagissent que lorsque le rapport de force les met au pied du mur. C’est ce qu’a montré l’action des professeurs de philosophie de l’académie en juillet dernier. S’ il s’agissait, au départ, de protester contre la réduction du délai de correction des copies du bac, cette action visait également à faire le lien avec les suppressions de postes (moins de postes, moins de correcteurs pour commencer) et toutes les menaces que font peser sur la profession les réformes à venir (Révision Générale des Politiques Publiques en tête) ! L’AG des correcteurs avait donc décidé de reporter de quelques heures le rendu sur internet des notes. La réaction du Rectorat a été pour le moins étonnante : ce dernier a annoncé que les serveurs seraient fermés à l’heure initialement prévue. Cela comportait le risque de ne pas pouvoir rentrer les notes tout court ! Le Rectorat signifiait ainsi qu’il prenait la responsabilité d’entraver le bon déroulement du bac ! Il s’agissait bien sûr d’un mauvais coup de bluff qui s’est retourné contre son auteur. Et une bonne campagne médiatique a permis de le faire savoir publiquement. Quand on explique que c’est dans l’intérêt des élèves que nos conditions de travail ne doivent pas être dégradées, l’écoute des médias et la fameuse « opinion » ne nous sont pas hostiles, au contraire... Bref, une action modeste sur les examens, même avec un soutien très timide des syndicats majoritaires, se révèle un moyen efficace de lutte.

Voilà qui est à retenir dans la construction des luttes pour cette nouvelle année, tant la casse du service public va s’accentuer. Le pouvoir vient d’affirmer qu’il n’avait plus de marge pour réduire le « déficit de l’État », il va donc bien sûr continuer à supprimer des postes, encore plus de 13 000 cette année. Classes surchargées, disparition de certaines options et spécialités, réforme du bac pro et bientôt du lycée, réduction horaire en primaire avec la semaine de quatre jours qui s’accompagne de la suppression des postes Rased et d’une réforme réactionnaire des programmes, heures sup qui transformeront notre travail en pur et simple gardiennage, voilà comment le pouvoir entend améliorer la qualité de l’éducation !

Nous n’avons plus le choix, nous devons faire savoir à toutes et à tous que seul le rapport de force pourra freiner le rouleau compresseur. Or nous savons à quel moment le construire. En période de crise, il n’est plus temps de tergiverser. Sud éducation appelle dès maintenant à construire la convergence des lutte, à organiser des AG d’établissement et de bassin. Nous devons envoyer un message clair et ferme au gouvernement : s’il continue ainsi, la mobilisation ne pourra que se radicaliser. Il en portera l’entière responsabilité !

L’Intersyndicale Nationale appelle à la mobilisation le 11 septembre. Pour SUD éducation seul un appel à la grève unitaire pourra être efficace contre les réformes du gouvernement.


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