Non à la privatisation de La Poste !

mercredi 1er octobre 2008

Pour justifier la transformation en « société anomyme », gouvernement et dirigeants de La Poste évoquent la charge de la dette qui limiterait les ambitions de croissance externe. Cet argument est irrecevable.
D’une part, la charge de la dette n’est pas aussi lourde que certain‑e‑s veulent le laisser croire. Elle se monte certes à plus de 5 milliards d’euros mais La Poste produit tout de même un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et réalise un résultat net d’1 milliard d’euros. Il est important de souligner que plus du tiers de la dette de La Poste est la conséquence d’une contribution de 2 milliards d’euros au budget de l’État en 2006 dans le cadre du dossier retraite.

D’autre part, ouvrir le capital pour financer des achats à l’étranger n’est pas une idée nouvelle. C’était déjà l’argument avancé pour justifier le changement de statut de France Télécom en 1996. Le résultat a été brillant avec 70 milliards d’euros de dettes en 2001. Si la situation économique de l’opérateur s’est améliorée depuis, c’est au détriment de son personnel et du service public.

Une transformation de l’Établissement Public Industriel et Commercial en société anonyme, quelle que soit la part du capital détenue par l’État, accentuerait une logique exclusivement financière, incompatible avec le service public. Nous avons besoin de bureaux de poste, de facteurs/trices... Les actionnaires, eux, ne veulent que rentabilité financière et dividendes en hausse.

La Poste appartient à toute la société. Ce n’est pas au gouvernement de décider de son sort, c’est aux citoyens. C’est pourquoi SUD-PTT appelle à un référendum sur l’avenir de La Poste.

Plus d’infos sur le site de SUD PTT


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