AU NOM DE LA CRISE

samedi 1er novembre 2008

Les gouvernements occidentaux, Sarkozy en tête, ont-ils changé leur vulgate néo-libérale ? Les experts et autres journalistes, dont l’unanimisme dérégulateur d’hier se transforme en consensus interventionniste, ont-ils tourné casaque ? Non. Pour ne pas perdre leur position dominante, ces faux jetons qui ont défendu bec et ongles l’économie de marché et sa fameuse main invisible font preuve, comme toujours, de « pragmatisme ». Ils injectent, telle une morphine décérébrante, les fonds sans fond aux institutions bancaires financières et assurancielles.

Il n’y avait plus d’argent pour la santé, l’éducation, les salaires, etc ? Il y en a maintenant... pour les banques ! Nous sommes en crise et il faut sauver le soldat ultra-libéral. C’est le capitalthon : au final, bien évidemment, ce sont les salarié-e-s et les chômeur/euses qui vont devoir payer de leur personne. Aucun de ces beaux parleurs, hypocritement occupés à vitupérer contre les excès du marché, n’a songé à remettre en cause les « réformes ». Les salaires vont continuer plus que jamais, crise aidant, à plafonner au niveau le plus bas et les droits des salarié-e-s à s’envoler. Quant aux entreprises, elles vont pouvoir licencier et « restructurer » à tour de bras comme à la Redoute actuellement. Notre générosité, ainsi que notre soumission, se doivent d’être sans faille. Mais pendant, et surtout, à cause de la crise, les affaires continueront : économies budgétaires, démembrement accéléré du Service Public, réductions vertigineuses de personnels... autant de mesures présentées comme des remèdes efficaces et nécessaires, autant de nouveaux sacrifices destinés à nous faire payer l’enrichissement de quelques-uns. Nous connaissons la musique ; il y a peu, c’était à cause de la dette puis la faute de l’Europe.

Face à cette morgue dominante, il va falloir non seulement défendre nos droits et autres protections collectives mais aussi imposer une autre répartition des richesses. Comment procéder ? Sans faire de cours d’histoire (matière optionnelle pour le prochain BAC ?), seule la lutte a réussi à imposer un autre rapport de force. Et face au consensus social qui assène que « certes, on va discuter, mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, non ? », il faut remuer le marigot, faire subversion, utiliser tous les espaces possibles pour faire changer la donne. Prenons ces preux chevaliers à leur propre jeu. Nous avons des droits, battons-nous pour les conserver et en créer de nouveaux.


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