Interfédérale : un coup pour rien ! Continuons à nous mobiliser contre Darcos !

Communiqué de la fédération des syndicats SUD éducation
mardi 2 décembre 2008

Sud éducation regrette que les Fédérations de l’éducation réunies en interfédérale le premier décembre n’aient pas réussi à se mettre d’accord sur une stratégie de mobilisation à la hauteur des attaques de Darcos de la maternelle à l’université. Cette interfédérale était convoquée par la FSU sur une proposition de grève dans la semaine du 8 au 12 décembre. Seuls Sud-éducation et la CGT’educ se sont déclarés ouverts à cette échéance sur la base du retrait des réformes et du soutien aux luttes en cours. L’UNSA, le SGEN et la FAEN ont mis en avant l’appel à manifester le mercredi 10 décembre et les rencontres avec Darcos dans les jours qui viennent pour refuser le principe d’une grève en décembre, FO se montrant réservé.

Finalement, seul un recours « éventuel » à la grève en janvier est avancé dans le communiqué rendu public le 2 décembre et que Sud-éducation n’a pas signé. En effet, Sud-éducation inscrit son action dans une stratégie de construction d’un mouvement revendicatif interprofessionnel dans la perspective d’une grève générale. Cela nécessite dans l’Education nationale un mouvement vers la grève reconductible mais aussi un mouvement plus large de défense de l’Ecole Publique avec les parents, les élèves et les salariés.

Après la manifestation nationale du 19 octobre et de nombreuses initiatives revendicatives dans les départements, la réussite de la grève nationale intercatégorielle du 20 novembre montre bien, de la maternelle à l’université, le refus de l’ensemble de la politique de ce gouvernement en matière éducative mais aussi la volonté des personnels de se battre tous ensemble et en même temps. Sud-éducation a pour sa part favorisé partout l’unité de l’action vers la grève intercatégorielle, élément indispensable dans la construction d’un véritable rapport de force à même de faire céder le gouvernement dans sa politique de destruction de l’Ecole Publique. SUD éducation, avec la CGT est à l’origine du seul appel intercatégoriel pour la journée du 20 novembre.

Sud-éducation a soutenu les reconductions de grève, au lendemain du 20 dans certaines académies, l’appel à la grève le 27 novembre au moment du Salon de l’Education à Paris en dénonçant les attaques dont sont victimes l’école, les personnels, les associations pédagogiques et péri-éducatives.

C’est pourquoi notre fédération refuse de négocier les « réformes » qui touchent tous les secteurs de l’éducation nationale (carte scolaire, maternelle, élémentaire, RASED, collèges, lycées, lycées professionnels, université et formation des personnels…) en continuant d’exiger leur retrait ainsi que le rétablissement des postes et des moyens supprimés dans un premier temps. La Fédération SUD éducation soutient et appelle à généraliser les initiatives de désobéissances collectives dont le gel des 60 heures d’aide personnalisée qui se développent dans le premier degré avec le soutien d’intersyndicales locales.

En l’absence de perspective de mobilisation nationale en décembre, la Fédération Sud-éducation appelle les personnels à poursuivre la mobilisation contre l’ensemble des mesures Darcos passées ou en cours dans les écoles et les établissements, contre la politique de Pécresse dans les universités en se dotant de structures démocratiques permettant une gestion de la lutte par les personnels eux-mêmes et à réfléchir rapidement aux outils nécessaires à une grève victorieuse.

Saint-Denis, le 2 décembre 08


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Brèves

Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

Vous pouvez vous inscrire à une liste de diffusion électronique pour recevoir des informations de SUD éducation : le formulaire est ici.

Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006