Les miettes pour les salariés, le gâteau pour le patronat !

Communiqué de Solidaires le 18 février 2009
vendredi 20 février 2009

Le « sommet social » aura accouché d’une souris. La réunion de ce jour était censée répondre aux revendications exprimées le 29 janvier par les grèves et manifestations. Présenté comme un grand moment de négociation sociale, ce sommet s’est réduit à des annonces du Président de la République, sans que la situation dans les départements d’outre-mer et les conflits en cours dans la santé et les universités ne soient traités. Cette opération de communication sera prolongée par une intervention, une de plus, à la télévision !

Rappelons que contrairement à ce qu’il a affirmé, le Président de la République n’a pas reçu tous les syndicats : Solidaires, tout comme l’UNSA et la FSU, pourtant signataires de la plate-forme revendicative commune, ont été délibérément exclus de ce sommet

Les annonces faites montrent que le gouvernement n’est pas prêt à changer de logique économique et sociale. Ainsi les 14 milliards d’euros du paquet fiscal, qui profitent essentiellement aux plus riches, ne sont pas remis en cause. Le gouvernement s’entête à vouloir favoriser les heures supplémentaires alors même que le chômage se développe. Il refuse de revenir sur les suppressions d’emplois dans la Fonction publique. L’indemnisation du chômage partiel, qui passerait à 75% du salaire brut, reste très insuffisante : la grande majorité des salariés concernés continueront à perdre 200 à 300 euros par mois sur des salaires au Smic ou juste au dessus !

Le non-paiement de deux tiers provisionnels pour les contribuables imposables dans la première tranche de l’impôt sur le revenu, laisse de côté les 17 millions de foyers fiscaux qui n’y sont pas assujettis. Cela correspondrait en moyenne à une prime exceptionnelle de 200 euros. Le coût budgétaire serait au maximum de 800 millions d’euros, somme à mettre en rapport avec les huit milliards de cadeau au patronat avec la suppression partielle de la taxe professionnelle. Fondamentalement donc, aucune réponse n’est donnée à la question centrale du pouvoir d’achat des salariés, chômeurs et retraités.

Les autres mesures annoncées comme le versement de primes exceptionnelles (500 euros pour certains chômeurs, 150 euros pour les familles les plus modestes, chèques emplois-services pour d’autres et certaines personnes âgées…) ne répondent pas plus à la nécessité de relancer l’économie en priorisant la demande.

Nicolas Sarkozy a aussi multiplié les annonces de concertation sociale sur différents sujets dans les mois à venir : il veut noyer le poisson et gagner du temps face à la colère et au sentiment d’injustice qui se développent dans tout le pays !

Le gouvernement décuple les cadeaux aux entreprises sans la moindre contrepartie pour les salariés, comme le montrent les aides aux entreprises automobiles qui ont annoncé des milliers de suppressions d’emplois ou les aides aux banques qui, malgré la manne de milliards déversée sur elles, n’ont pas changé de comportement. L’annonce d’une baisse de huit milliards d’euros de la taxe professionnelle confirme que le gouvernement et le Président de la République ne sont pas avares de mesures favorables pour le patronat. Par contre, ce sont des miettes qui sont réservées aux salariés, aux chômeurs, aux précaires et retraités : 2,6 milliards d’euros pour solde de tout compte, soit sept fois moins que le montant du paquet fiscal et sans commune mesure avec ce qui a été accordé aux banques (360 milliards d’euros).

Alors qu’en 2008, les entreprises du CAC 40 ont versé plus de 54 milliards d’euros à leurs actionnaires, la question du partage de la richesse produite n’a obtenu aucune réponse : gouvernement et patronat refusent toujours toute augmentation du SMIC, des salaires, des retraites et des minima sociaux.

Devant le refus d’entendre les exigences sociales portées par les salariés, une nouvelle étape de la mobilisation est nécessaire. Les actions et les résistances en cours dans certains secteurs et départements doivent s’amplifier. La journée du 19 mars, appelée par toutes les organisations syndicales, doit se concrétiser par une grève générale interprofessionnelle et des manifestations dans tout le pays.


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Brèves

AIR FRANCE : SOUTIEN AUX SALARIÉ-ES !

mardi 17 novembre 2015

SUD éducation 59/62 réaffirme son soutien aux salarié-es d’Air France victimes d’un chantage odieux à l’emploi, et aux salariés du sol et pilotes incriminés par la direction pour en faire des exemples. Six d’entre eux ont été mis à pied sans solde. Des procédures de licenciement sont menées sans élément tangible. Ne nous y trompons pas : la direction d’Air France veut se faire justice, casser un mouvement social légitime, et elle tente un contre-feu pour masquer ses errements.

La vérité sur les procédures.
Air France c'est ça ! (SUD Aérien)
La mobilisation / Les vrais comptes d'Air France (Alter).

CAISSE DE SOLIDARITÉ : PARTICIPEZ !




Toute l'info sur solidaires.org

EN GRÈVE LE 8 OCTOBRE !

jeudi 8 octobre 2015

SUD éducation 59/62 appelle à la grève le 8 octobre.
L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de cette mobilisation unitaire.
logo Solidaires
→ Lisez le communiqué commun de septembre
→ Lisez l'appel CGT - FSU - Solidaires de juin
→ Retrouvez le 8 octobre dans le n°131 de Solidaires en action

PPCR : PASSAGE EN FORCE

jeudi 1er octobre 2015

Solidaires Fonction publique constate que le gouvernement ne respecte plus les accords de Bercy, en passant outre l’opposition majoritaire des syndicats au protocole PPCR !

→ Le communiqué de Solidaires Fonction publique
→ TOUT SUR LE PPCR : tapez PPCR dans le moteur à mots-clefs de Solidaires

SUD éducation soutient la grève à Radio-France

mardi 24 mars 2015

Les revendications portées par les salarié-es ne sont toujours pas entendues, ou peu s’en faut. Le service nettoyage dont certaines personnes ont été écartées après 25 ou 30 ans de service, a été réintégré, c’est une petite victoire. Pour le reste, les salarié-es dénoncent la souffrance au travail et la confusion entre service public et "marque". La grève a été reconduite. Avec nous le 9 avril ?

SUD éducation soutient la grève.

Communiqué intersyndical
SUD Radio France en grève
Le Meilleur des Ondes
Le Concert Interdit

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 9 février 2015

Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base lance une campagne internationale unitaire Les capitalistes nous coûtent cher.
PREMIÈRE AFFICHETTE (ou ici)

Les Capitalistes nous coûtent cher !

la campagne de Solidaires
la motion du Réseau européen

Menaces de mort à l’encontre d’un camarade !

vendredi 6 décembre 2013

Stop aux agressions fascistes !

Un jeune camarade de SUD étudiants Lille a reçu cette semaine, dans sa boîte aux lettres, une lettre anonyme contenant des menaces de mort.

L’Union syndicale Solidaires 59/62 prend très au sérieux cette nouvelle provocation fasciste. En effet ce jeune camarade a déjà fait l’objet de violences fascistes le 26 mars 2012, qui ont donné lieu à une main courante à l’époque.

De plus, les caves de la bourse du travail ont été marquées de 2 croix gammées, dans la nuit du 2 au 3 décembre 2013. Ce courrier s’inscrit dans le climat actuel de déchaînement raciste et xénophobe, comme rarement le pays a pu en connaître, de haine anti-rom, alors que 110 Roms sont actuellement accueillis à la bourse du travail de Lille.

L’Union syndicale Solidaires 59/62 appelle l’ensemble des syndicats, les organisations démocratiques et antifascistes à s’opposer avec la dernière des énergies aux idées et aux menaces fascistes qui se développent dans le pays.

Elle invite à ce titre à une réunion unitaire dans les locaux de l’Union syndicale Solidaires de la Bourse du Travail de Lille, 174, Bd de l’Usine, ce Lundi 9 décembre à 18 h.

Le communiqué du 6 décembre de Solidaires 59/62.

Fonction publique : abrogation de la journée de carence à compter du 1er janvier 2014

vendredi 15 novembre 2013

Le 13 novembre 2013, lors de la discussion budgétaire, l’Assemblée Nationale a voté l’abrogation du jour de carence à compter du 1er janvier 2014.

Cette abrogation avait été annoncée suite à la grève massive du 31 janvier 2013, à l’appel unitaire de l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires.

L’Union syndicale Solidaires n’a depuis cessé d’exiger l’abrogation effective de cette journée de carence, sans aucune efficacité en faveur de l’équité public /privé, et qui porte même préjudice à bien des agent-es malades.

Elle revendique que soient également abrogées les journées de carence pour les salarié-es de droit privé.

- Le communiqué de Solidaires Fonction publique du 14 novembre 2013.

{{Assemblée Générale extraordinaire de l’union syndicale Solidaires Nord-Pas-de-Calais}}

mercredi 3 octobre 2007

Le vendredi 5 octobre 2007 De 9H00 à 12H30

Salle des Célestines (La salle se situe rue des célestines, face au palais de justice de Lille)

A l’ordre du jour :

- Points sur les mobilisations autour de la grève du 18 octobre : Au niveau régional, compte-rendu des différentes intersyndicales : cheminots, Fonction Publique, ...) ;

- Au niveau national (compte-rendu du comité national de Solidaires du 4 octobre) ;

- Débat autour de la mobilisation et de la construction du rapport de force.

RAPPEL : CETTE AG EST OUVERTE A TOUS LES ADHERENTS.

30 000 manifestants à Lille ce 7 mars : la répression de la jeunesse comme réponse du pouvoir

mercredi 8 mars 2006

Communiqué de presse de l’Union Syndicale Solidaires Nord Pas de Calais

Mardi 7 mars 2006

Malgré la puissante démonstration de la jeunesse et du mouvement syndical de jeudi 7 mars, l’arrogance du pouvoir s’est traduite par des charges policières et une vingtaine d’interpellations à la manifestation Lilloise, 2 à Arras. Un militant a du être hospitalisé au CHRU.

L’Union Syndicale Solidaires dénonce cette répression du mouvement social et de la jeunesse. La légitimité de la lutte contre le CPE et le CNE est incontestable. Alors que la précarisation sociale touche 20 millions de personnes de ce pays soit un tiers de la population, la réponse à apporter aux revendications de la jeunesse se situe à mille lieues des coups de matraques et du 49-3.

L’Union Syndicale Solidaires exige la libération immédiate des jeunes et exige qu’aucune poursuite ne soit entreprise à leur encontre. Elle appelle de ses vœux la poursuite de l’action contre le CPE et à un soutien grandissant du monde du travail et de la jeunesse.