DE LA MATERNELLE A L’UNIVERSITÉ MANIF MARDI 11 MARS 14h30 PORTE DE PARIS

mercredi 11 mars 2009

Lire le tract fédéral


Tract de l’intersyndicale supérieure de Lille

Enseignement supérieur et recherche : mobilisation générale !

Pour un service public d’enseignement supérieur et de recherche démocratique et répondant aux besoins sociaux, culturels et scientifiques réels, l’intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche exige :

- l’abrogation de la loi LRU, qui organise le démantèlement de l’université française et la soumission des formations supérieures et de la recherche au marché des biens et services ;
- l’ouverture de négociations sincères et authentiques pour une réforme satisfaisant les justes revendications des personnels et des étudiants.

Pour la liberté, l’égalité et la gratuité de l’accès à l’Université.

- non aux procédures instaurant ou préfigurant une sélection déguisée,
- oui à la libre inscription dans la filière et l’université de son choix, avec l’amélioration des structures d’orientation pédagogique et d’accompagnement administratif des étudiants.
- oui à la gratuité de l’inscription et de tous les outils pédagogiques : non à l’augmentation des frais d’inscription !
- oui à l’augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses d’État sur critères sociaux, indexation sur le coût de la vie et versement sur 12 mois dès les premiers jours de chaque rentrée universitaire
- oui au renforcement de la démocratie dans le fonctionnement des universités, notamment au bénéfice des étudiants et personnels BIATOSS.

Pour un enseignement supérieur et une recherche 100% publics, indépendants, de haut niveau, démocratiques, dans le respect des missions fondamentales de l’Université.

- la résorption des contrats précaires :

* la titularisation des personnels précaires enseignants, chercheurs et BIATOSS,

* l’abrogation du décret n° 2002-682 relatif à la procédure d’évaluation/notation des personnels BIATOSS

* un emploi stable pour les doctorants garantissant un salaire au niveau d’ingénieur d’étude, la reconnaissance de leur expérience professionnelle, les droits sociaux et la retraite : non au projet de « contrat doctoral », qui accentue les inégalités entre jeunes chercheurs.
la reconnaissance du grade de docteur par les conventions collectives et la fonction publique.

-  l’amélioration des conditions d’emploi statutaire :

* revalorisation des salaires (rattrapage de la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires) et des pensions de retraite (retour aux 37 annuités, suppression des franchises médicales)
* un vrai programme de déroulement des carrières et une reconnaissance des qualifications, à rebours de primes individualisantes et octroyées dans l’opacité.

- l’amélioration des conditions de travail des enseignants et enseignants-chercheurs pour un meilleur encadrement des étudiants :

* 150h/an d’enseignement maximum pour les enseignants-chercheurs, réduction à 250h pour les PRAG/PRCE,

* demi-service pour les nouveaux maîtres de conférences,

* pour une pédagogie à taille humaine : suppression des cours de plusieurs centaines d’étudiants en amphithéâtre.

* refus de l’externalisation des fonctions des personnels de catégorie C

- le développement de tous les domaines de recherche et de toutes les formations, pas seulement ceux économiquement rentables :

* arrêt de la professionnalisation systématique de toutes les formations supérieures au détriment de la qualité des savoirs transmis.

* la suppression de l’Agence Nationale pour la Recherche et le reversement de son budget aux laboratoires.

* le doublement d’ici 2010 des crédits de base pour les laboratoires

* un plan pluriannuel prévoyant la création d’au moins 5000 emplois de fonctionnaires par an dans l’enseignement supérieur public et les Établissements Publics Scientifiques et Technologiques (EPST),

* la suspension du crédit-impôt-recherche tant qu’un bilan public et contradictoire n’en aura pas été tiré, l’utilisation des sommes correspondantes pour la restitution des 1030 emplois supprimés en 2009

* La suppression des 130 chaires mixtes « organismes-universités » et le rétablissement des postes de chargés de recherche correspondant au concours 2009

* L’arrêt de la casse du CNRS (et de l’ensemble des organismes publics de recherche) réduit à une simple agence de moyens, avec la restitution de l’intégralité de ses prérogatives au Comité national de la recherche scientifique et aux commissions scientifiques spécialisées,

* l’investissement public direct dans l’enseignement supérieur et la recherche doit atteindre 3% du PIB à court terme.

- la coopération entre universités et organismes de recherche, et non leur mise en concurrence :

* le maintien des Unités Mixtes de Recherche (UMR) pour préserver l’articulation entre enseignement supérieur et recherche,

* le maintien des IUFM et la mise à l’étude négociée de mesures d’amélioration de leur performance

* l’arrêt de la course aux classements internationaux et des fusions artificielles d’universités,

* la refonte des PRES, pivots d’un aménagement du territoire marqué par l’inégalité et la compétition, en lieu et place de structures favorisant le travail coopératif,

* l’extension du « plan campus » à tous les sites universitaires
la suppression de l’AERES et le retour à l’évaluation par les pairs élus

Pour la défense, la reconquête et le développement de tous les services publics, l’intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche affirme sa solidarité avec la lutte massive engagée par la communauté universitaire depuis plusieurs semaines pour :

- le retrait du projet de destruction du statut des enseignants-chercheurs,
- l’abandon du projet actuel de transformation de la formation des enseignants
- l’arrêt du démantèlement du CNRS et des autres EPST
- la restitution des emplois supprimés en 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires
- un véritable système d’allocations d’études pour tous les étudiants.

Elle appelle la communauté universitaire de l’académie du Nord Pas de Calais à :

- la grève active reconductible dans les universités et laboratoires
- manifester à Lille, notamment le 5 mars
- participer à la manifestation nationale de l’éducation à Paris le 11 mars.
- se joindre aux autres salariés du public et du privé lors de la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars !

Premiers signataires : SNESUP-FSU Lille 1, Lille 2, SNCS-FSU, SUD-Education 59-62, SUD-Recherche-EPST, SUD-Etudiant…


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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.