Aux grands maux les grands remèdes : Résistances !

mercredi 9 septembre 2009

16 000 postes encore supprimés, fin programmée des Rased, réforme des universités et de la formation des enseignant-es, retour de la réforme du lycée général après celle du professionnel, reconquête du mois de juin qui vise à flinguer le bac...
L’heure est au choix ; les stratégies de mobilisation classiques s’essoufflent, les plus grosses centrales syndicales ont décidé de noyer la contestation et de la diluer dans des manifestations épisodiques avec des journées de grève bien éloignées, afin de décourager tout le monde.

La grève, aujourd’hui remise en cause notamment avec le SMA dans l’éducation, reste pourtant le moyen le plus légitime et le plus efficace de lutte. Et rappelons aussi qu’un syndicat est ce qu’en font ses adhérent-es : aux salariés de se réaproprier cet outil qui doit leur appartenir et servir leurs luttes !

Ainsi, celles et ceux qui subissent les conséquences de la crise du capitalisme ne désarment pas et emploient des méthodes que la plupart des syndicats installés réprouvent : séquestration des patrons voyous, saccage de lieux de pouvoir, bonbonnes de gaz... Leur colère légitime ne peut que monter en puissance.

Dans le public aussi, les motifs de colère sont nombreux : privatisation de la poste, loi sur la mobilité dans la fonction publique votée en juillet, casse des services de la santé et de l’éducation... Osons aller au front par tous les moyens imaginables. Les grèves d’une journée ne suffisent plus ; il faut donc construire un rapport de force qui donnera l’avantage à nos idées sur celles d’un gouvernement défenseur d’intérêts particuliers. Déjà, des professeur- es ont osé dire non et ont refusé d’appliquer des politiques ineptes : Bastien Cazals, Erwan Redon, Alain Refalo, Delphine Prudhomme... entre autres ! Ils et elles subissent une répression sans merci de leur hiérarchie mais pourraient bien faire des émules. Que pourra le ministère si des centaines de collègues leur emboîtent le pas ? Voilà ce qu’un ministre redoute par-dessus tout. Bastien Cazals rappelle, dans sa lettre au président, l’appel de 2004 de membres du Conseil National de la Résistance à « une véritable insurrection pacifique » contre tout ce qui remet « en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération ».

Il est enfin temps de briser les tabous qui rendent si timorées nombre de mobilisations dans l’Éducation Nationale et d’instaurer le rapport de force quand il est le plus efficace : les grèves sont très efficaces quand elles se déroulent au moment des examens et concours, à tous les niveaux ! Le mouvement des professeur-es de philosophie de l’académie, en juin, en est une illustration. Quand on refuse de corriger, le rectorat est complètement désemparé et doit céder. Que cela donne des idées à l’ensemble des correcteurs /trices des examens. Quel meilleur moyen de rappeler qu’il n’y a pas d’enseignement et de diplômes sans professeur-es pour s’en charger ?


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