UNE RENTRÉE INACCEPTABLE

Communiqué intersyndical académique CGT - FSU - SNETAA - SUD éducation
vendredi 2 octobre 2009

Les organisations syndicales CGT, FSU, SNETAA, Sud Education font le bilan en cette rentrée 2009 de conditions dégradées et inacceptables, aux antipodes du tableau positif dressé sans surprise par le Recteur et les IA.

- En juin – juillet, des centaines d’élèves ont fait les frais des restrictions budgétaires et des fermetures de postes en se retrouvant sans affectation pour la rentrée, qu’il s’agisse des élèves entrant en 2nde générale, technologique, ou professionnelle, des doublants de terminale, des titulaires de CAP ou de BEP en demande de poursuite d’études ou même des bacheliers désireux de préparer un BTS.
De « non affectés », la plupart de ces élèves sont passés « mal affectés » en septembre, la place qui leur a été trouvée ne correspondant pas à leurs vœux. Aussi risquent-ils de décrocher très rapidement. D’autres ont purement et simplement « disparu » pendant l’été.
Dans le 1er degré, la scolarisation des 2 ans a encore fortement diminué, faute de places suffisantes dans les écoles maternelles. En cette rentrée, seuls 40% des enfants de 2 ans sont scolarisés dans le Nord/Pas-de-Calais contre les 2/3 au début des années 2000.
Dans le même temps Nadine Morano lance, à grand renfort médiatique, l’expérimentation de 8000 jardins d’éveil destinés au même public. Ceux-ci seront financés par les collectivités territoriales, les CAF et les familles..

L’intersyndicale dénonce et condamne cette éviction organisée des élèves, résultat direct des 13500 suppressions de postes de cette rentrée. Les 16000 suppressions de postes d’ores et déjà annoncées augurent d’une situation encore plus explosive à la prochaine rentrée.

- L’offre de formation dans l’Académie se réduit, cela se traduit par une attitude méprisante à l’égard d’élèves qui ne peuvent suivre l’enseignement choisi et par le non respect des textes réglementaires. Ainsi, la réforme des LP met-elle en place une LV2 obligatoire pour les Bac pro service sans les recrutements d’enseignants nécessaires. Plus de 1500 élèves dans l’académie ne peuvent donc poursuivre la LV2 commencée en 4 ème et se trouvent soit sans enseignement, soit contraints de suivre une autre LV que la leur et ce sans dispositif grand débutant.

- Les effectifs par classe sont lourds en école maternelle et dans le primaire et montent parfois jusqu’à 32 élèves. Et ce alors que les moyens de prise en charge des élèves en difficulté, notamment les RASED, ont été nettement réduits.
En collège les classes comptent jusqu’à 30 élèves et au lycée, on trouve des secondes à 38, les suppressions de postes étant proportionnellement supérieures à une baisse démographique qui n’est que passagère (la reprise a déjà lieu en collège et elle se poursuit dans le premier degré).

Les effets de la suppression de la carte scolaire pèsent aussi fortement, accentuant l’effet ghetto au risque de provoquer des fermetures d’établissements ou d’accentuer les difficultés dans d’autres. Cette déréglementation de la carte scolaire empêche aussi de plus en plus d’ élèves d’obtenir leur établissement de secteur.

- Le rectorat a été contraint d’injecter des moyens supplémentaires en juillet (autrement dit des heures supplémentaires et des blocs de moyens provisoires qui rendent incompréhensibles et encore plus mal vécues les suppressions de postes) pour des établissements dont les effectifs avaient été sous-estimés. Ces BMP et les postes restés vacants à l’issue du mouvement conduisent à affecter massivement des TZR sur des postes à l’année, alors que les moyens en remplacement de l’académie ont été amputés l’an dernier de 215 postes, avec des inquiétudes très fortes pour la plupart des disciplines (le nombre de TZR en maths a diminué de 40 % en 2 ans, celui d’anglais de 50 %).

La situation de la documentation (88 postes vacants en juin) et de la technologie (74) reste extrêmement préoccupante et conduit cette année encore à envoyer des dizaines de TZR ou précaires enseigner dans une discipline pour laquelle ils ne sont ni volontaires, ni formés. En règle générale, la situation des TZR devient explosive : affectation sur plusieurs établissements, à l’année hors zone sans frais de déplacement, hors discipline, en SEGPA .Les contractuels en CDI sont aussi bien souvent nommés puis dénommés , ceux en CDD sont encore en attente de postes alors que dans le même temps de nombreuses classes sont sans enseignants.

Enfin, la situation des personnels de la vie scolaire se dégrade dans de nombreux établissements. Les derniers MI-SE sont presque tous arrivés en fin de délégation (il n’en reste que 72 dans l’académie) et ne sont pour la plupart pas remplacés. Les AED (Assistants d’Education) sont parfois utilisés à des tâches administratives pour pallier le manque de personnels. Au final, le taux d’encadrement des élèves s’effondre, au risque de voir se multiplier les incidents

La loi sur le handicap est bafouée. Bon nombre d’élèves ayant droit à un AVSI se retrouvent seuls.

- L’Intersyndicale dénonce le renforcement de l’autoritarisme et le développement de mesures graves prises contre les collègues (multiplication des conseils de discipline et des sanctions…).Elle soutiendra tous les personnels en lutte et notamment ceux qui refusent la mise en place des dernières réformes concernant le 1er degré et tout le système éducatif.

- Enfin elle dénonce également les conditions de préparation de la rentrée, caractérisées par le non respect du paritarisme et des règles qui le régissent. Ceci témoigne d’un profond mépris envers les personnels et le Service Public d’Education dans son ensemble.

- En ce qui concerne la formation des maîtres, l’intersyndicale condamne les coups de force du gouvernement qui impose des textes sans débat ni concertation.

- Quant à la grippe A, l’intersyndicale dénonce l’absence de transparence et de concertation avec les représentants des personnels : elle demande la tenue d’un CHSA et de CHSD dans les plus brefs délais.

L’intersyndicale Education estime que la dégradation de la situation, tant au niveau éducatif qu’au niveau de la Fonction publique, appelle une riposte d’ampleur qui doit s’inscrire dans les luttes contre les effets de la crise et les politiques gouvernementales. Elle décide de tout faire pour que la mobilisation des personnels débouche sur des actions fortes dans le service public d’éducation, ces actions devant s’articuler avec les actions interprofessionnelles et notamment la journée du 7 octobre. Elle se donne d’ores et déjà rendez-vous le 29 septembre.


Documents joints

Communiqué de l'intersyndicale académique du 25 (...)
Communiqué de l'intersyndicale académique du 25 (...)

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Brèves

LOI TRAVAIL : motion de censure

vendredi 13 mai 2016

Une motion de censure dite citoyenne a été lancée, et Solidaires appelle à la signer massivement : http://motiondecensure.fr.

Victoire au lycée Picasso

dimanche 29 mars 2015

Le lycée Pablo Picasso d’Avion s’était fortement et unitairement mobilisé suite à l’annonce de la perte d’un demi-poste de CPE - alors que la situation du lycée rendait aberrante cette suppression décidée brutalement par le rectorat.

Les élèves et les personnels soutenu-es par l’intersyndicale CGT - SNES - SUD se sont notamment rassemblé-es devant le rectorat le jeudi 19 mars.

Un rassemblement qui avait belle allure, et rejoint par les adhérent-es de SUD éducation 59/62 réuni-es en AG sur Lille ce jour-là.

Selon nos sources, cette mobilisation est victorieuse :
le rectorat renonce à cette suppression de poste ! La lutte a payé...

Trop c’est trop !

mercredi 25 mars 2015

Le service social de l’éducation EN GRÈVE LE 2 AVRIL !(Communiqué intersyndical du 18 mars 2015)

La laïcité : un combat permanent

lundi 11 février 2013

Les écoles privées sous contrat scolarisent 18% des élèves, pourtant ces 5 dernières années l’enseignement public a supporté 96,6% des suppressions de postes contre 5% pour le privé. Le secrétaire national de l’enseignement catholique, Eric Delabarre, affirmait que l’on pourrait encore supprimer des postes, pourtant il ne propose d’en restituer aucun à l’école publique et en demande 5100 dans le calendrier pluriannuel annoncé par M. Peillon !
Le thème de la laïcité a tout simplement été oublié lors des concertations sur « la refondation de l’école », en revanche les représentants de l’enseignement catholique n’ont pas manqué d’être invités. Ainsi, l’État a, d’une part, donné priorité à un culte aux détriment des autres, et il a d’autre part ouvertement invité une église à participer à une réflexion sur l’école de la République. Pas étonnant après qu’Eric Delabarre (toujours le même) se
permette de ne pas respecter son devoir de neutralité lors du débat sur le mariage pour tous.
L’État, en assurant la rémunération des profs du privé, et les Collectivités Territoriales, en payant des forfaits pour le fonctionnement de ces écoles
(donc depuis la loi Debré de 1959 et ses multiples amendements), subventionnent donc largement l’enseignement privé sous contrat en contradiction avec la loi de 1905. Ces écoles, à la différence du
secteur public, perçoivent aussi des dons : 66% de leur montant sont un manque à gagner pour le fisc.
L’Observatoire de la Laïcité Scolaire en Haute Normandie a interrogé plusieurs mairies sur les forfaits qu’elles versent et a ainsi constaté que beaucoup subventionnent des
écoles maternelles alors qu’elles n’y sont pas obligées par la loi et que par ailleurs le montant de ces forfaits est calculé de façon erronée. Le respect
des modes de calcul peut amener à réduire de moitié les sommes versées par les CT aux établissements sous contrat ! En ces temps d’AUSTÉRITÉ,
ce n’est pas un détail.

Elections TPE 2012 : Faîtes voter Solidaires

lundi 19 novembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout-e-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié-es de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié-es n’éliront pas de délégué-e-s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout-es les autres travailleurs-euses. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié-es : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié-es concerné-es, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.
Le rôle de chaque syndiqué-e Solidaires est déterminant : même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique, nous avons toutes et tous des ami-es, de la famille, des voisin-es, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié-es ou qui sont salarié-es de particulier. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent-e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Les capitalistes nous coûtent cher

lundi 19 novembre 2012

Vous trouverez ici un lien contenant un quatre-pages de Solidaires à diffuser au maximum.

Enquête sur la souffrance au travail

lundi 19 novembre 2012

L’Observatoire Syndical de la Souffrance au Travail organise une grande enquête sur la souffrance au travail dans le but de dresser une cartographie de la souffrance au travail principalement dans la région 59/62.

Ce questionnaire nous aidera également à mieux lutter contre les mécanismes mis en oeuvre par ces modes de management et d’exploitation des salariès et contre la détérioration des conditions de travail.
Les réponses que vous fournirez à ce questionnaires sont totalement anonymes

Répondre à ce questionnaire ne prend que quelques minutes . Merci de nous les consacrer pour nous aider dans ce combat contre la souffrance au travail.

Nous vous remercions à l’avance de votre participation.