LAICITE : COMMUNIQUE DE LA FEDERATION DES SYNDICATS SUD EDUCATION

samedi 20 décembre 2003

Saint-Denis, le 19 décembre 2003.

Moins d’une semaine après la remise du rapport de la commission Stasi, le Président de la République s’est prononcé, sans surprise, en faveur d’une loi interdisant le port de signes religieux dans les établissements scolaires. C’est le point d’orgue mis à une campagne politique qui se poursuivra jusqu’aux prochaines échéances électorales et qui vise surtout à éluder les principales revendications portées par tous ceux qui (personnels, élèves, parents) se sont engagés, depuis le printemps dernier, à défendre le service public d’éducation.

Le rappel par Jacques Chirac de quelques principes démocratiques fondamentaux, qu’il s’agirait de défendre réellement et en permanence, masque difficilement un cynisme politique qui consiste à revendiquer les valeurs de ceux à qui on a fait payer très cher le prix de leur défense. De même, le constat de la persistance voire de l’aggravation d’inégalités d’un "fossé qui se creuse entre les quartiers difficiles et le reste du pays" ne fait qu’indiquer les limites d’une politique gouvernementale, essentiellement policière, qui constitue et entretient les ghettos qu’elle dénonce.

Pour SUD-Education :
- Une loi interdisant le port "ostensible" de signes religieux serait une loi discriminatoire et de circonstance, visant surtout à interdire le port du voile. En aucun cas une telle loi ne permettrait de réaffirmer ou de consolider les principes et les valeurs de la laïcité, puisqu’il n’est même pas prévu d’appliquer ses dispositions aux écoles privées sous contrat et aux départements d’Alsace-Moselle.

- L’affirmation que l’école est "un sanctuaire (sic) républicain" est particulièrement inquiétante, même si l’interdiction des "signes politiques" n’est plus mentionnée. Elle traduit bien la philosophie d’ensemble d’un projet de loi d’autant plus régressif qu’il cède à la demande d’un enseignement du fait religieux. L’idée d’une neutralité scolaire qui jusqu’ici s’appliquait pour l’essentiel aux personnels et aux enseignements, est désormais agitée au profit d’une sorte de "mystique" laïque qui revendique une sanctuarisation de l’école sous la bonne garde de la loi et de la police.
SUD-Education rappelle à nouveau que ce n’est certainement pas en conférant à l’école un statut d’extraterritorialité par rapport au reste de l’espace social et public que les problèmes qui l’affectent pourront être résolus.

- Il est illusoire prétendre renouer avec les valeurs de la laïcité sans dénoncer et combattre les forces qui soumettent l’école aux lois du marché et de la rentabilité financière bien plus sûrement qu’à celle d’une Eglise ou d’une religion. La question du voile islamique qui ne concerne tout au plus qu’une ou deux centaines d’incidents par an est très largement surévaluée en regard des difficultés concrètes et massives auxquelles sont actuellement confrontés les personnels et les bénéficiaires du service
public d’éducation. Dans tous les cas, elle ne permet pas de prendre la mesure de l’offensive libérale qui menace l’indépendance des enseignements en organisant la marchandisation de l’école.

SUD Education appelle tous les travailleurs à ne pas se laisser aveugler par ce "voile" brandi comme un chiffon rouge et à garder en mémoire les vraies raisons de lutter.

Noëlle Ledeur

Secrétaire fédérale

06.74.83.11.94

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Déclaration au CSE

vendredi 18 septembre 2015


→ Lisez la déclaration au CSE
(Conseil supérieur de l’éducation)
de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires.

Le panneau syndical

lundi 23 mars 2015
Le panneau de la fédération
de mi-février 2015.

9 avril, une grève interprofessionnelle, enfin ! - Austérité, l’éducation n’y coupe pas

Le panneau syndical

mercredi 11 février 2015
Le panneau de la fédération
de début février 2015.

Après les attentats, l’école mise au pas - Pour la réintégration de F. Chazerans (pétition) - Luttes : prioritaire, dotations, moyens...

ÉLECTIONS PRO 2014 - APPEL À TÉMOIGNAGES

lundi 9 février 2015

Les élections professionnelles 2014 ont été le théâtre d’un très grand nombre d’irrégularités. Opposée au vote électronique en raison notamment de l’absence de garanties et de contrôle, la fédération SUD éducation a produit des recours.

Si vous avez eu des difficultés pour voter, ou si vous connaissez des personnes qui en ont eu, contactez-nous au plus vite : sudeduc5962@wanadoo.fr / 03 20 55 99 29.

Appel à témoignages : lire notre article, ou l’appel fédéral.

Tous les résultats sont ici.

Personnels sociaux : un an sans aucune avancée !

jeudi 5 février 2015

Le 3 février 2014 débutait le groupe de travail Métiers n°12 du ministère de l’éducation nationale et de la recherche consacré aux personnels sociaux.

Un an après, on ne peut que constater l’absence totale d’avancées concrètes. Les circulaires du ministère n’améliorent en rien les conditions de travail des personnels ou la prise en charge des élèves.

L’intersyndicale dénonce unanimement l’inconséquence du ministère sur les questions sociales et de santé : la déclaration intersyndicale du 27 janvier 2015.

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samedi 20 décembre 2014

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Communiqué de la Fédération des syndicats SUD éducation

vendredi 17 mars 2006

St Denis, le 17 mars 2006

Communiqué

La fédération des syndicats SUD éducation tient à saluer le courage des lycéens, des étudiants et de toute la jeunesse mobilisée contre le CPE. Il faut effectivement du courage pour lutter face à un président et face à un gouvernement qui, depuis des mois, ne veulent rien entendre.

Des mobilisations contre la réforme des retraites à celles contre la loi Fillon pour l’école en passant par le non au traité libéral européen, à la lutte contre la privatisation d’EDF et plus largement de l’ensemble des services publics, les réponses de Chirac, Raffarin puis Villepin sont toujours les mêmes : ils gardent le cap de la régression sociale.

Face à la jeunesse de ce pays, ce gouvernement aura organisé la répression contre les lycéens, engagés contre la loi Fillon dans une lutte qui aurait mérité davantage de soutien syndical, au printemps 2005. Ensuite en novembre 2005 il aura organisé la violence policière quotidienne contre l’exaspération de la partie de la jeunesse la plus précarisée. Il se sert ensuite de cette crise des banlieues dont il est largement responsable pour décréter l’état d’urgence, la criminalisation de la jeunesse française et immigrée des quartiers populaires, et réduire à 14 ans l’âge réel de la scolarité obligatoire. En moins d’un an, ce gouvernement a décidé que la jeunesse dans toutes ses composantes était sa cible principale. En moins d’un an il aura réprimé à tout va sans jamais apporter une réponse face au chômage et aux interrogations du lendemain dans un pays où le chômage des jeunes ne cesse de croître et où l’emploi précaire est déjà la seule porte d’entrée dans le monde du travail pour des milliers de jeunes

Aujourd’hui les étudiants se mobilisent. Nombre d’entre eux étaient lycéens l’an dernier et manifestaient déjà contre les projets rétrogrades de Fillon.

Oui, il en faut du courage pour continuer, malgré la défaite face à Fillon, à se mobiliser contre ce qu’il faut bien appeler : « la précarisation de nos vies ».

La fédération des syndicats SUD éducation s’associe à la lutte des étudiants et soutient pleinement l’organisation de la lutte des étudiants par les étudiants eux-mêmes. Par cette auto-organisation, lycéens et étudiants montrent un souci aigu des pratiques démocratiques dans leur lutte. C’est donc à la fois la détermination et la manière de faire des jeunes qui doit montrer la voie à tous les salariés (privé et public réuni) et à leurs organisations syndicales.

Le combat contre le CPE n’est pas seulement le combat de la jeunesse, il est le combat de toutes et tous. Le CPE, après le CNE, avant le contrat senior ou le contrat de « l’immigré jetable et précaire à vie » prévu par Sarkozy, s’inscrit dans la casse programmé de l’ensemble de droits du travail et des salariés acquis par les luttes de nos parents, grands et arrières grands parents.

Le Conseil fédéral des syndicats SUD éducation,

réuni à Paris le 9 et 10 mars 2006