Nous ne sommes pas à vendre !

mercredi 21 avril 2010

Dans l’éducation, malgré le manque d’allant des organisations syndicales
« majoritaires », les luttes persistent et l’extension et la convergence
sont à l’ordre du jour. La réforme des lycées, les suppressions de postes
et de classes, les attaques renouvelées contre les RASED, la précarité qui
s’étend ou encore l’affectation ubuesque des stagiaires à temps plein sur
le terrain avant d’être formés (pendant de la masterisation) font partie d’un plan global d’attaque du service public d’éducation et de son corollaire, la dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels (dans l’académie, le RAPE, Réseau d’Aide aux Personnels de l’Éducation suivait 400 personnes il y a 8 ans. Il en suit près de 2000 cette année avec une rotation de 400 par an...) Cette même logique s’applique aussi dans l’ensemble des services publics où son bras armé, la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), est accompagné par d’autres roquettes telles la « loi sur la mobilité et les parcours professionnels » et les « négociations » sur l’intéressement dans la
fonction publique (en lien avec les évaluations-notations). C’est la même idéologie qui s’attaque aux acquis sociaux (retraites et santé
en première ligne), qui impose des suppressions massives d’emplois dans
le secteur privé, qui remplit les bancs du pôle-emploi et qui renvoie les
chômeur/ ses en fin de droit à une situation plus que misérable.
Les plus de 600 000 manifestant-es et grévistes du 23 mars l’ont sûrement bien compris. Mais cette colère s’est exprimée massivement dans la rue et sans réelle perspective. Les grandes centrales syndicales proposent une journée d’actions décentralisées le 20 avril et un 1er mai « massif ». Même si ces dates peuvent nous servir d’appui, nous sommes loin d’un calendrier permettant de renverser le rapport de forces. Il va donc nous falloir, à la base, construire un mouvement fort et réaffirmer qu’il doit mettre à l’ordre du jour la grève, reconductible nécessairement et générale, assurément. Ce mouvement pourra compter sur SUD éducation et Solidaires. Alors face à M. Chatel et ses revalorisations minables, vecteurs d’individualisation et de division, cherchant à acheter la paix sociale, nous dirons : l’éducation n’est pas une marchandise, l’école n’est pas une entreprise et nous ne sommes pas à vendre. Pour de vraies augmentations de salaire, la titularisation de tou-tes, une vraie formation... Dès aujourd’hui, construisons un mouvement de grève reconductible jusqu’à la satisfaction de nos revendications.


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